jeudi 2 avril 2015

In the End, Demitria Lunetta met un point final à la fin du monde


À nouveau lâchée dans la nature, Amy survit au jour le jour dans les terres désertiques du Texas. Mais sa fragile sérénité vole en éclats lorsqu'elle apprend que Baby, restée à New Hope, est en danger. Amy n'a pas le choix. Elle doit à tout prix sauver sa sœur d'adoption, et pour cela, une seule solution : se rendre à Fort Black, là où d'autres survivants vivent selon la loi du plus fort, afin de retrouver Ken, le frère de Kay, qui est le seul à pouvoir l'aider. Pour Amy qui croit avoir survécu à la fin du monde, le pire est encore à venir…


In the After, le premier tome de la série de Demitria Lunetta, avait été un sacré coup de poing. C'est donc avec une impatience dévorante que j'attendais In the End, le second et dernier tome, comme un bon petit Florae affamé de chair fraîche. Je ne pensais faire qu'une bouchée de ce second volume, mais si je l'ai dévoré à la hâte en engloutissant chapitre après chapitre, je suis un peu restée sur ma faim. Mon petit ventre d'alien-zombie n'a donc pas été rassasié et gronde un peu de frustration.

Pourtant, ça commençait carrément bien. Trois mois après la fin du premier tome, on retrouve Amy qui a renoué avec son quotidien de survie, et je me suis tout de suite replongée dans l'atmosphère délicieusement angoissante de la première partie d'In the After, qui foutait vraiment les boules et que j'avais adorée. Le silence, la traque, la débrouille au jour le jour… Ça file la chair de poule et j'étais à fond dedans. Sauf que ce second tome a selon moi les défauts du premier : j'avais adoré la première partie d'In the After, du pur survival, et moins accroché aux deux dernières, qui glissaient davantage vers la dystopie. Et ici, l'expérience s'est répétée à l'identique. Cela dit, j'ai adoré ce nouvel univers dans lequel on plonge avec horreur : Fort Black. Brrr, que cet endroit fait froid dans le dos ! Pour cause, Fort Black n'est pas un fort, c'est… une prison. Et forcément, ceux qui étaient là avant la fin du monde n'étaient pas des bisounours. Vous voyez le tableau. C'est foutrement glauque, et j'ai angoissé tout au long de cette deuxième partie qui ne nous ménage pas le moins du monde. Après New Hope, Demitria Lunetta a réussi à créer un autre univers glaçant, bien plus sombre et violent que le premier et croyez-moi, je préférerais me faire bouffer vivante par un Florae plutôt que de mettre un pied dans cet horrible endroit.


Bref, Fort Black n'est pas vraiment une colonie de vacances. Surtout pour les femmes, peu nombreuses dans la prison, et Amy va en faire les frais. Un peu trop d'ailleurs, parce qu'au bout de la dixième tentative de viol, la jeune fille m'a un peu tapé sur les nerfs. Mais tu vois pas que c'est dangereux de sortir toute seule, bordel ?! On t'a dit de rester sagement dans ta cellule, alors tiens-toi à carreau ! Bref, j'ai trouvé ça un peu répétitif, et franchement, quand on est une bad-ass comme Amy, on a un peu de jugeote et on fait gaffe à ses fesses.

Justement, si j'avais adoré l'héroïne dans le premier tome, Amy m'est apparue bien moins crédible dans cette seconde aventure. Déjà, son équipement de Gardienne m'a déçue, j'ai trouvé ça trop facile d'avoir une super combinaison qui évite les balles et les coups de couteau, en plus de l'émetteur qui éloigne les Floraes. J'aurais préféré la voir peiner, souffrir, flipper comme dans le premier tome où chaque mouvement pouvait la trahir. De plus, son impulsivité m'a agacée, elle se fourre sans cesse dans le pétrin au lieu de prendre les bonnes décisions. Pour couronner le tout, on a le droit à un triangle amoureux qui ne m'a pas franchement bottée, même si le personnage de Jacks est carrément canon. Justement, pourquoi tergiverser ? Vas-y ma fille, oublie l'autre et jette-toi dans les bras de Jacks ! Malheureusement, Baby n'est pas là pour contrebalancer. J'avais été prévenue qu'elle serait très peu présente dans ce second tome, mais que j'ai été déçue de ne pas la voir plus ! C'est vraiment mon personnage chouchou, et si j'ai moins aimé ce tome, je pense que l'absence de Baby y est pour beaucoup. Enfin, si la deuxième partie nous plonge dans un décor angoissant qui gomme les imperfections de l'intrigue, je n'ai en revanche pas du tout accroché à la troisième et dernière partie, jusqu'à la fin qui m'a bigrement déçue. Tout va trop vite, tout est trop gros, rien n'est crédible. D'où mon petit estomac qui grondait à la fin : Florae pas satisfait !

Bref, avec In the End, je m'attendais à une putain de bombe, à être aussi soufflée qu'avec In the After, mais force est de constater que ce second tome a les mêmes défauts que le premier, voire les exacerbe. Argh, quel dommage ! J'étais prête à l'adorer, à l'aduler, à le vénérer, mais je suis restée sur ma faim. Toutefois, au vu des premiers retours qui commencent à tomber, j'ai un peu l'impression d'être moi-même un alien, car les avis sont tous dithyrambiques pour le moment, donc n'hésitez pas à foncer pour vous faire votre opinion, la mienne étant plutôt marginale. Et puis, malgré ces points négatifs, In the End reste aussi captivant que le premier tome, avec ses chapitres courts, percutants et efficaces et ses cliffhangers de malade. Il n'est pas parfait, j'en attendais bien plus (sûrement trop, d'ailleurs), mais il se laisse dévorer avec appétit.

In the End (In the After, T. 2), Demitria Lunetta.
Lumen, 2015, 405 pages.

8 commentaires:

  1. Comme toi, ma grosse déception, c'est l'absence quasi complète de Baby... du moins comme nous la connaissions dans In the After.

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    1. Rah oui, c'est tellement dommage pour Baby... C'est elle que j'avais préférée dans le tome 1, donc ça m'a vraiment déçue. :/

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  2. ça y est, je prends enfin le temps de lire ta chronique, et je m'y reconnais totalement. J'ai aimé, pas de problème, mais un peu moins qu'In the After, la faute à pas de Baby, à une Amy-tête-à-claques, pis pas de Rice. Moi je l'aimais bien, Rice ! Une suite tout de même sympa, mais j'en attendais peut-être trop.

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    1. Aaaah, dans mes bras Sia ! Je t'avoue que je me sentais un peu beaucoup seule, entre toutes ces chroniques coups de coeur et dithyrambiques... j'avais un peu l'impression de faire tache. Donc merci, je suis soulagée de voir qu'on a eu le même ressenti ! Ouééé, dommage que Rice se fasse si rare également...

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  3. Je l'ai commencé, je suis même pas à 100 pages et je me suis tout de suite dit "oh non ça pue le triangle amoureux" xD hmm j'espère que je vais quand même aimer, en plus tout comme toi, j'adore Baby, c'est nul si on la voit pas :/

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    1. On est d'accord, hein ? ^^ J'espère que tu vas l'apprécier quand même... ça reste un bon page-turner, mais pour moi, il est en-dessous du premier ! Bonne lecture ! :)

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  4. In the After est un coup de cœur pour moi ! Et il me tarde de lire celui-ci ! Même si du coup, j'ai un peu peur maintenant ! :) !

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    1. Pour moi aussi, In the After avait été un gros coup de coeur ! ^^ Mais garde confiance, je suis un peu seule au monde dans mon ressenti mitigé d'In the End, je n'ai lu que des chroniques très positives, alors tu l'aimeras sûrement plus que moi ! :)

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