jeudi 16 avril 2015

Élixir : Éclat d'ombres, Mélanie Delon enchante les ténèbres


Esprit de la nuit, va, vole, sois mes yeux et ma voix et réchauffe le cœur des hommes de mes prières. 
Les histoires tourmentées, romantiques et mélancoliques de Teremith, Cibella, Ophelia, Shyë et tous les personnages de l'univers personnel et fantastique de Mélanie Delon sont enfin de retour.


Ce n'est plus un secret pour personne, j'ai une passion pour Mélanie Delon. Ou plutôt, pour la magie qui étincelle de ses doigts. Cela fait maintenant plusieurs années que je suis silencieusement le trait de son pinceau, et il y a peu, j'ai réalisé qu'un certain nombre de mes romans étaient honorés par une couverture de la dame, preuve que son talent m'attire irrémédiablement comme un papillon vers la lumière. J'ai eu la chance de rencontrer l'artiste en chair et en os lors d'une séance de dédicaces en octobre dernier, où — miracle ! — le deuxième tome de ses artbooks Élixir était en vente. Je me suis donc jetée sur cette rareté comme un bon vautour qui se respecte, et l'artiste, qui s'est révélée adorable, y a déposé un soupçon de son talent.


C'est sans m'être imprégnée du premier tome que je me suis plongée dans Éclat d'ombres, mais qu'importe, l'atmosphère façonnée par Mélanie Delon est si particulière que l'on se trouve happé dès l'illustration de couverture, à tomber par terre. (Personnellement, chacune de ses illustrations me fait tomber à la renverse, si bien que je dois rester assise pour ne pas me casser la binette à chaque page.) Comme le titre l'indique, nous passons la porte des ténèbres, et c'est l'obscurité qui est ici mise en lumière, à travers des thèmes sombres — les amours perdues, la mort, la violence, la guerre, la solitude… Rien de bien joyeux, certes, mais dans cette noirceur, j'ai retrouvé une petite touche de ce que j'aime de l'incroyable Favole de Victoria Francés, sans l'esthétique gothique. Les illustrations se succèdent, indépendantes mais qui ne cessent de se faire écho au fil des pages et des univers qui se côtoient. Chaque illustration est accompagnée d'un court texte rédigé par l'artiste, qui n'a pas à rougir de sa plume. Ce n'est pas une histoire qui nous est narrée, ici, mais une succession de fragments de récits, un kaléidoscope de personnages de contrées différentes.


Chacune de ces illustrations est une véritable merveille, un petit trésor qui recèle de mille détails d'une finesse inouïe, un joyau qui rayonne de mille feux malgré la noirceur ambiante. Si les visages de ces femmes sont toujours d'une beauté à couper le souffle, ce que j'admire le plus dans les tableaux de Mélanie Delon, ce sont les mains, fines et graciles, mais aussi le détail des accessoires, le ciselé des dentelles d'or, la précision des bijoux qui me font pâlir d'envie (si ces bijoux n'existent pas, j'implore un artisan de les créer car ils sont tout simplement fantastiques), le tombé des vêtements qui s'enroulent si joliment. Finalement, les mots semblent bien creux pour décrire la magnificence du trait de Mélanie Delon. Admirez plutôt avec les yeux ces fragments de beauté ténébreuse…


Éclat d'ombres (Élixir, T. 2), Mélanie Delon.
Milady Graphics, 2010, 46 pages.

7 commentaires:

  1. Salut, je découvre ton blog qui est tout bonnement magnifique ! ^^
    Ce tome d’Éclat d'ombre à l'air, IL EST même magnifique ! ^^ Tu nous as fait découvrir une merveille artistique ! ^^

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    1. Hello ! Oooh, merci infiniment pour ce compliment adorable, ça me touche vachement ! ♥
      Ah oui, je peux te confirmer que cet arbook est spleeeendide ! Ravie d'avoir pu te le faire découvrir ! ^^

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  2. Je plussoie grave, Mélanie Delon elle envoie du louuuurd !

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    1. Oh yeah, dans mes bras Allison ! ♥ Mélanie Delon, je l'épouse quand elle veut. (La pauvre, elle doit vraiment se dire que je suis maboule.)

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  3. Je te comprends, je suismoi aussi une amoureuse de son grand talent !

    Ondine

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