jeudi 4 décembre 2014

Caprices de lectrice #9 : les salons du livre, spécial Montreuil

Coucou les p'tits loups !

Si vous avez suivi mes récentes pérégrinations, vous avez certainement remarqué mes nombreuses déclarations d'amour à l'égard du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, dont la 30e édition s'est achevée il y a quelques jours.
Comme beaucoup de lecteurs, j'ai une grande affection pour les salons du livre, les rencontres que l'on peut y faire, l'ambiance et les découvertes livresques qui révolutionnent notre vie. Les salons sont toujours de grands moments dans une petite vie de lectrice. Mais il faut l'avouer, les salons, c'est aussi parfois... LA MORT. Rien de moins. Et Montreuil, avec sa chaleur digne du Vésuve et sa horde d'enfants déchaînés, est certes merveilleux mais représente aussi un défi en soi, dont on ne ressort pas toujours pleinement vivant (la preuve, la maladie a eu raison de moi). Pour cette neuvième édition des Caprices de lectrice, je vous propose donc d'explorer le côté obscur du salon. Car il faut profiter des livres tant que vous êtes en vie, les enfants n'ont aucune pitié.

Quand tu poses le premier pied au Salon du livre jeunesse de Montreuil, le paradis s'ouvre devant toi.

Douce naïveté, tu crois encore que tu vas t'en sortir. Mais tu te trompes, tu t'apprêtes à vivre la bataille la plus sanglante du siècle. Prépare tes armes et sois prêt à en découdre.
Quand les premiers enfants déboulent au salon, et qu'ils sont (très) légèrement excités.

La bataille commence. Bientôt, ils seront partout, dans toutes les allées, ils te poursuivront, te pousseront, te marcheront sur les pieds, buteront dans tes sacs. Tu ne pourras plus leur échapper. Le paradis cèdera la place à l'enfer.
Quand tu commences à craquer pour un livre et que, bizarrement, les achats ne s'arrêtent plus. Sorcellerie !

« Oh ! Mais cet album est ma-gni-fi-que, il me le faut ! » « Non, mais ce bouquin me fait de l'œil depuis tellement longtemps... Allez, c'est l'occasion ou jamais ! » « Tu crois qu'il me plairait, celui-là ? Bon allez, je le prends ! »
Montreuil, le lieu de la tentation ultime. Il nous aura tous. Et tu n'as pas le sac extensible de Mimie Mathy, tu vas SOUFFRIR. TOUTE LA JOURNÉE.
Quand l'après-midi arrive et que les enfants sont PARTOUT.

C'est la fin.
Et quand ils commencent à courir, sauter, tirer, pousser, pincer, brailler.

Bon courage.
Quand tu as l'impression que les enfants t'en veulent personnellement et qu'ils fomentent un complot international pour te faire craquer.

Tu vas voir de quel bois je me chauffe, petit.
Tous les coups sont permis. Littéralement.
Quand viennent les groupes scolaires : une horde d'enfants sans pitié ni cœur qui défonce tout sur son passage.
Deux solutions : 1) le déni, la débandade et la désertion.

Tu peux encore fuir.
2) Prendre les armes et combattre l'armée de gnomes.

Tous ne sortiront pas vivants.
Quand la température ambiante frôle celle du Vésuve et que tu entres en liquéfaction.

Impossible d'y remédier, tu as beau te mettre tout nu, ton corps entier est en feu.
Quand tu as une pensée pour les pauvres âmes damnées qui bossent sur les stands d'éditeur.

Ils ont trois fois plus chaud que toi, ils sont debout depuis 8 heures du mat', et ils sont les premières cibles des enfants. Pauvres d'eux.
Quand tu rentres du salon et que tu as l'impression que ton corps est en train de trépasser joyeusement.

Pieds, jambes, dos, bras, mains. Rien n'est épargné, tu es une courbature ambulante. Tu ne sais pas si tu t'en remettras un jour.
Quand vient enfin le moment béni où tu sombres dans le coma après cette journée merveilleuse et éprouvante.

Ton lit n'a jamais été aussi moelleux et accueillant. C'est parti pour une nuit de 12 heures de récupération intensive.


Et vous, comment vivez-vous Montreuil ? ☺︎

5 commentaires:

  1. Mouahahah, ton billet est excellent :D On se sent bien dans l'ambiance du salon !

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  2. Ah ah! Ces gifs sont juste ma-gi-ques! :D
    Je plussoie, les salons, c'est vraiment l'enfer! Un enfer génial avec des tas de trucs cool, mais un enfer quand même.

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  3. Très bon, ton billet, on s'y croirait ! Mention spéciale à la chaleur du Vésuve. Les enfants encore, je peux m'en accommoder. Mais cette température infernale, c'est au-dessus de mes forces (et j'habite dans le Sud donc en théorie, je maîtrise le sujet).

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  4. même en y allant le lundi (moins de mômes, plus de professionnels tout autant excités), la chaleur reste épique. avec l'habitude on prévoit limite de ressortir les petites robes de plage juste pour l'événement... ;)
    de bons souvenirs en tout cas! merci pour ce joli billet qui fait travailler les zygomatiques!

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  5. J'en ris encore (et oui pour la chaleur! )

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