dimanche 17 août 2014

Je me souviens... De Boston à Québec, journal de bord en Amérique du Nord.

Coucou les caribous,

Et dire qu'il y a seulement quelques heures, j'étais encore de l'autre côté de l'Atlantique... Mais toutes les bonnes choses ont une fin, n'est-ce point ? Les vacances aussi, hélas. Néanmoins, c'est émerveillée et les yeux encore emplis d'étoiles que j'ai posé le pied sur ma terre natale au bout de 18 merveilleux jours de voyage en Amérique du Nord.
Je vous donnais il y a peu un petit aperçu de ce dernier avant de m'envoler vers un monde meilleur — euh pardon, notre destination — en traçant les grandes lignes du roadtrip qui m'attendait : Boston, le Maine, Montréal, Québec, Niagara Falls... Et bien d'autres surprises. Quelques curieux ont réclamé un compte-rendu de ce périple et j'en suis fort aise, tant mes doigts frétillent d'impatience. Car j'en ai des choses à vous raconter ! Je vous plains même, parce qu'étant d'un naturel bavard à l'écrit (et pas qu'à l'écrit, d'ailleurs), je vous préviens que ce récit sera digne de la prose de Tolkien. Pas en qualité, loin de moi cette prétention, mais en longueur, certainement. Heureusement, il y aura plein de jolies photos pour illustrer mes propos, pour ceux qui sont pressés (ou paresseux, faites votre choix).
Bon courage aux braves lecteurs qui auront l'audace de parvenir au bout et pour tous les autres, ce sera gentil d'avoir essayé ! Sachez néanmoins que vous pouvez tout à fait lire les étapes dans le désordre, n'en lire que la moitié ou que les passages qui captiveront votre intérêt, après tout, vous êtes ici chez vous, alors faites votre petite tambouille ! Il ne me reste plus qu'à retrousser mes manches, ouvrir mon journal de bord et m'atteler à la tâche. Et vous, d'y plonger avec moi. Enjoy !

*
D-Day, le jour du départ. Valises, stress, excitation, peur de l'avion, tout est là. C'est sous un temps un peu maussade — parisien, en un mot — que nous prenons place dans le drôle de dragon albinos (qui ressemble plus à un béluga en fait) qui nous emmènera en deux battements d'ailes de l'autre côté de l'océan Atlantique. J'avale deux calmants, et c'est parti, la bête prend son élan et s'envole. Le trajet se passe comme sur des roulettes, je constate avec joie que je n'ai décédé à aucun moment.

Au bout de 7 h 30 de vol, notre dragon blanc pose patte à terre au Boston Logan Airport dans l'après-midi, sous un beau soleil et un temps très doux. Douanes, valises et tout le tintouin plus tard, le soleil commence déjà sa chute, et nous découvrons la ville sous les couleurs du crépuscule. Ce qui nous frappe, ce sont les buildings, la démesure, le verre et la pierre qui se mélangent. Nous faisons une brève promenade avant de nous ruer sur le premier restaurant potable afin de combler notre faim de loup (et faire passer l'infâme mixture que nous avons ingérée dans l'avion). Puis, par la grande baie vitrée de notre chambre d'hôtel située au quinzième étage, nous observons la cité sous son manteau nocturne avant de tomber dans un coma soudain et abyssal.


Décalage horaire oblige, nous nous réveillons le lendemain aux aurores, et c'est parti pour une folle journée, pas question de perdre une miette de Boston, nous arpentons la ville sous le soleil matinal et une légère petite brise. Coup de chance, la ville est encore ensommeillée et les rues peu peuplées, ce qui nous permet d'en profiter encore davantage. Et quoi de mieux pour découvrir Boston que la Freedom Trail, ce chemin de brique qui parcourt la ville et mène à ses plus beaux et anciens monuments ?


Nous traversons le très beau jardin public de la ville, où nous rencontrons des écureuils peu farouches — nos premières bêtes, que d'émotion ! — afin de rejoindre le fameux point de départ de la Freedom Trail. De là, nous suivons le chemin de brique et découvrons le passé de Boston, l'une des rares villes à avoir une histoire que les Américains considèrent comme « vieille ». Quatre cents ans, pour eux, c'est juste la Préhistoire. Ils sont fiers de leur patrimoine. Et on les comprend, car il est exceptionnel. Le mélange des styles architecturaux, pierre, brique, verre, bâtisses des siècles passés côtoyant les gratte-ciel, est tout simplement sidérant et très esthétique. Cela pourrait faire dépareillé, bizarre, mais c'est spectaculaire. Nous visitons les plus vieux cimetières de la ville — Granary Burying Ground et King's Chapel Cemetery, avec des tombes datant du XVIIe siècle, tout de même — puis passons devant la Old State House, le premier Parlement de la ville, fragment du passé dans un écrin de modernité. 


Direction ensuite le Quincy Market et Faneuil Hall Marketplace, les marchés historiques où l'on hume les mets locaux avant de déboucher sur le port. Nous poussons ensuite jusqu'au quartier italien, rues et restaurants fièrement drapés de vert, blanc et rouge, qui a des airs de Little Italy avec ses immeubles ramassés en brique et ornés d'escalier en métal noir à la West Side Story (l'Amérique, la vraie !). Nous quittons la Freedom Trail pour nous promener dans le quartier de Beacon Hill, avec ses immeubles très peu américains, ses rues étroites, ainsi que sa célèbre petite ruelle pavée.
Dès cette première journée, nous sommes frappés par l'éclectisme de la ville, aucun quartier ni aucune rue ne se ressemblent, chaque élément est unique, bizarre, mais esthétique. Et le tout forme un melting pot architectural à couper le souffle. Conquise, je suis !


Après une matinée chargée, il est temps de découvrir un mythe américain, un gros morceau, un truc de la mort qui tue. J'ai nommé l'université d'Harvard. Rien que ça. J'en rêvais depuis des années, et c'est avec un enthousiasme proche de l'hystérie que j'ai chevauché le métro bostonien jusqu'au Graal. Cette fois, c'était noir de monde, mais quelle émotion de découvrir les grands bâtiments de brique rouge, la bibliothèque imposante, les fraternités... Néanmoins, je n'ai pu m'empêcher de ressentir une pointe de déception, car l'image que je m'en étais faite (notamment d'après les films que j'avais vus) était erronée, et je m'imaginais un énorme bâtiment plutôt que plusieurs « petits » (cet adjectif étant tout relatif aux États-Unis) rassemblés dans le campus. Par ailleurs, tous les bâtiments étaient fermés au public, alors que j'aurais adoré jeter un œil envieux aux amphithéâtres et à la bibliothèque...
Enfin, trêve de plaintes, ce fut une excellente découverte et j'ai pu ramener quelques souvenirs bien touristiques pour crâner honteusement à mon retour. J'en ai profité pour faire un tour dans la librairie qui lui est dédiée, belle à tomber par terre (avec les étendards prônant la devise de la fac, on se serait cru dans Harry Potter). Je suis restée gaga pendant un moment, croyez-moi. Mais miracle de la bonté divine : je n'ai pas acheté un seul livre. J'en suis moi-même restée perplexe. Avec le recul, je me dis que c'est vraiment louche.


Il est déjà temps de dire « See you » à Boston, et de partir sur les routes américaines dans notre tank de location (c'est dingue ce que cette bagnole était énorme... Enfin, américaine, quoi). Mais avant de quitter le Massachusetts, nous faisons une halte à la célèbre Salem, l'une des plus vieilles villes des États-Unis, comme en attestent les magnifiques demeures qui arborent chacune leur date de construction. Nous descendons la plus jolie rue de Chestnut Street, avec ses maisons des XVIIe et XVIIIe siècles, puis nous arrêtons devant la fameuse « Maison aux sept pignons », sombre et très inquiétante, qui inspira à Nathaniel Hawthorne son roman éponyme. C'est ensuite au tour de la Witch House, l'une des plus vieilles demeures de Salem, bâtie en 1642 et la seule encore debout qui soit reliée aux tristes événements des sorcières de Salem. La bâtisse est angoissante à souhait, et renferme une petite boutique où je déniche avec joie une paire de boucles d'oreilles en forme de sorcières absolument adorable. Car s'il y a un endroit où acheter ses provisions de sorcières — encens, bougies, livres, pattes de poulet et j'en passe — c'est bien à Salem, où le folklore est omniprésent et les gens déguisés en sorciers se baladent aux coins des rues. Une expérience incroyable ! Hélas, la route nous attend, et nous devons déjà quitter cette ville, malgré mon envie dévorante d'y rester d'infinies heures et pour laquelle j'ai eu un énorme coup de cœur.


Nous reprenons la voiture cette fois direction Portland, dans le Maine, l'État du homard. Ici, on prend le homard au sérieux, et il vient même orner les plaques des voitures et les sandales que l'on vend dans les boutiques de souvenirs (oui, les sandales homards existent, même qu'on dirait de la chair à saucisses. Ne me demandez pas pourquoi). Cette ville portuaire nous conquiert de suite, avec ses jolies rues, son ambiance bohème chic, ses maisons belles et colorées et ses quais typiques où l'on s'arrête pour prendre un apéritif sous le soleil déclinant.


Dans la brume matinale, nous partons découvrir le phare de Portland, le plus vieux encore en activité de tout le pays. L'atmosphère lourde, électrique, qui règne à ce moment où le soleil tente de percer le brouillard donne un cachet unique à ce paysage magnifique, avec ses rochers à pic où la houle vient se fracasser. Nous nous gorgeons de la vue, avant de repartir sur l'asphalte.


Déjà, notre périple américain touche à sa fin et nous prenons la route vers le Canada. Nous nous arrêtons dans une brasserie de bikers très « rustique » pour dévorer un burger (jetez donc un œil au logo ci-dessus, un élan exhibitionniste... Le genre de brasserie où tout le monde s'arrête et vous dévisage quand vous entrez, vous voyez ?), et nous nous faisons arrêter peu après par le sheriff du comté sur la route. Notre réaction ? « Génial, comme dans les films ! » Bon, on roulait un peu au-dessus de la vitesse autorisée, mais le sheriff, très sympathique, nous laisse reprendre la route sans heurts. Après avoir sympathisé avec les douaniers québécois adorables — à l'accent génial mais incompréhensible — nous foulons la terre de l'érable et découvrons nos premières forêts de pins. Le Canada nous tend les bras !


Nous arrivons à Magog, où l'on passe une nuit dans un très mignon Bed & Breakfast tenu par une dame non moins adorable. La ville est minuscule, comparée à celles que l'on a traversées aux States, et l'on profite du soleil pour se balader le long de la rivière Magog et de sa baie, visiter le port, la plage, et le centre-ville très pittoresque avant de goûter un plat typiquement local : la fameuse poutine, ces frites qui baignent dans une sauce dont on n'a jamais connu la teneur (ce n'est pas faute d'avoir demandé, mais je pense que le gras en est l'élément principal), et surmontées de fromage qui s'appelle le « crounch-crounch » (puisque c'est le bruit qu'il fait quand on le mâche... Aaah, ces Québécois !). Conclusion de la poutine ? Mmmmh... particulier. Gras, écœurant et sans goût. Mais au moins, on aura testé !


Cette fois-ci, nous nous dirigeons vers une grande ville, Montréal. Nous sommes tout excités, mais une fois sur place, la déception nous frappe de plein fouet. La ville n'a aucun charme, les bâtiments massifs, laids, et sales, et les gens peu sympathiques. Ajoutez à cela une chaleur poisseuse et un air extrêmement pollué avec une circulation dense... Bref, nous tombons de haut. Montréal n'a rien d'une carte postale. Nous faisons tout de même le tour du vieux quartier, très restreint, du square Saint-Louis et du quartier latin afin de voir quelques maisons victoriennes, mais même celles-ci nous semblent fades en comparaison de la beauté de celles de Boston, Salem et Portland. Nous nous empressons de quitter la ville pour nous promener au Parc Mont-Royal où nous approchons quelques écureuils aventureux et admirons la vue néanmoins jolie depuis le belvédère.


Le lendemain, nous voulons à tout prix éviter la ville, alors nous nous dirigeons vers le jardin botanique de Montréal afin de profiter d'un peu de verdure et d'air frais. Nous commençons par la visite du biodôme, où nous avons l'opportunité de voir l'un des paresseux en mouvement (alors qu'il ne bouge que vingt minutes par jour environ, chance du tonnerre !). Et je dois dire qu'il était tout simplement mignon à croquer ! Nous traversons ensuite la forêt tropicale, où nous attendent notamment un alligator, des perroquets, le plus gros des rongeurs (de la taille d'un gros chien et qui ressemble à un cochon d'Inde géant mais dont j'ai malheureusement oublié le nom) ainsi que des primates Callimico de Goeldi. Nous avons ensuite la chance de voir nos premiers ratons laveurs en train de se chamailler (fou rire garanti !), ce qui nous vaut un moment d'émotion, car nous adorons ces bestioles et nous avions regretté de ne pas en avoir aperçu un seul en Louisiane. Nous apercevons ensuite le magnifique lynx, puis entrons voir les raies, esturgeons ainsi que les gorfous et les manchots. De belles découvertes !


L'après-midi est ensuite consacré au jardin sous un soleil de plomb, et notamment à la visite du splendide jardin japonais, qui offre une collection impressionnante de bonsaïs (dont certains ont déjà plus de 270 balais au compteur !), ainsi que le jardin de Chine et les serres qui proposent des collections de cactus et de plantes tropicales impressionnantes.


Après Montréal, c'est parti pour Québec ! Cette fois-ci, c'est un coup de cœur. Le Vieux-Québec est vraiment très joli, avec ses rues étroites, ses boutiques colorées et ses enseignes bigarrées (mais les prix sont en revanche sacrément prohibitifs). Nous visitons tranquillement la Basse-Ville et déambulons au fil des rues pour profiter du charme de la cité, malgré la nuée de touristes.

Le lendemain, c'est au tour de la Haute-Ville de nous offrir ses trésors. Nous parcourons les remparts, puis la très belle promenade qui offre une vue spectaculaire sur le château. Encore une fois, nous nous promenons au hasard des rues, découvrant des maisons colorées charmantes et de jolies boutiques. C'est là que je tombe sur Les 3 Tours, une boutique médiévale dont j'avais entendu parler... Oulalala, malheur à moi ! Je reste gaga dans cette merveilleuse boutique qui propose des robes à tomber à la renverse, mais aussi des bijoux, des cartes, des armes, et plein d'autres trésors (hélas, interdiction de prendre des photos à l'intérieur). Malheureusement, les prix me font aussi tomber raide morte, alors j'en ressors penaude mais tout de même émerveillée. Nous quittons Québec à regret, tant la ville est jolie et agréable.


Le matin, nous admirons les chutes de Montmorency. Nous faisons le parcours de la jetée à pied pour nous faire littéralement tremper, puis montons les très nombreuses marches pour atteindre le pont suspendu. De là-haut, la vue est saisissante et la puissance des chutes impressionnante, rehaussée du bruit assourdissant qui résonne jusqu'en bas.


Nous faisons ensuite une virée sur l'île d'Orléans, où nous visitons une érablière locale, celle de Richard Boily, notre « cousin » québécois, comme il nous demande de l'appeler. Cet homme charmant et plein d'humour nous fait goûter ses produits, sirop et beurre d'érable à mourir, puis nous explique le fonctionnement de son érablière, depuis les tuyaux plantés dans le tronc des arbres pour récupérer la tire d'érable, puis sa macération en sirop. Une visite riche en informations et en fou rires que l'on n'oubliera pas de sitôt ! Merci cousin ! C'est officiel, je suis fan des Québécois et de leur accent, impossible de ne pas être contaminé par leur bonne humeur ! Nous faisons ensuite le tour de l'île pour découvrir ses jolies maisons ainsi que ses plages au relief curieux donnant sur le Saint-Laurent. Un petit havre de paix dont nous nous délectons un bon moment.


Nous reprenons la route en passant par la Baie-Saint-Paul, mignon petit patelin avec une jolie rue commerçante et un belvédère avec une vue à couper le souffle. Nous prenons le ferry pour traverser le fjord de Saguenay et rejoindre Tadoussac, où l'on découvre des paysages typiquement canadiens : pins et eau d'un bleu profond. Une vraie carte postale.


Après la traversée du Saint-Laurent, nous arrivons à un logement incroyable et qui mérite d'être cité, La Ferme 5 étoiles, qui propose un séjour alliant le confort d'un chalet à la découverte d'animaux très divers. Nous nous précipitons sur les ratons laveurs, mignons à croquer et qui roupillent allègrement. Nous avons la surprise d'observer également deux bébés ratons laveurs, d'une incroyable agilité (l'un essayant d'enlever le cadenas qui ferme la cage avec une dextérité digne de MacGyver) et qui ne cessent de se chamailler. Les adultes se réveillent un peu ensuite et nous en profitons pour les nourrir grâce à des cacahuètes. Là encore, les racoons démontrent leur agilité en saisissant leurs précieux à travers le grillage. J'aurais pu rester des heures à les contempler et à jouer avec eux.
Nous rendons visite aux autres animaux, le beau paon, les cervidés très peu farouches que j'ai eu la chance de nourrir à la main et de caresser, les chiens de traîneau, le cougar, ce puma très impressionnant et peu amical que l'on a pu observer pendant son dîner, et cerise sur le gâteau : deux louves et un loup gris. Le dernier étant très discret, les louves étaient en revanche très affectueuses et sont venues nous voir dès notre arrivée afin de se coller au grillage et réclamer quelques caresses. Pour couronner la soirée, l'un des employés nous a montré en exclusivité un bébé lynx qui n'était pas encore révélé aux yeux du public et nous avons fondu devant sa petite bouille et son air pataud (je vous mets au défi de ne pas fonde en un « Awww » de béatitude). La Ferme 5 étoiles nous a ainsi offert de très beaux moments et une incroyable complicité avec les animaux au cours d'expériences que l'on chérira pendant longtemps.


Grand moment, nous partons à la découverte des baleines ! Avec les Écumeurs du Saint-Laurent, nous embarquons à bord d'un petit zodiac pour voguer sur le fleuve. Le temps est magnifique, l'eau incroyablement calme et belle, et nous avons la chance d'apercevoir toutes les espèces qui vivent dans les eaux du fleuve : phoques, petits rorquals, rorquals communs, une baleine bleue et un béluga (hélas très lointain). Les apparitions sont fugitives — les photos ne peuvent ainsi pas rendre compte de ces précieux moments —, mais nous voyons des ailerons, les souffles des baleines et par deux fois, la queue plongeante d'un spécimen baptisé Blanche-Neige qui nous offre un grand spectacle.

Puis, nous faisons une halte au fjord de Saguenay, où nous restons émerveillés par la splendeur du paysage. Le fleuve, les pins à fleur d'eau, les rochers, tout est magnifique. La beauté du Canada à l'état pur, un paysage de rêve.


Cette journée est à marquer d'une pierre blanche, et nous l'attendions avec une impatience dévorante. C'est celle de notre rencontre avec les loups au parc Mahikan/Aventuraid. Nous sommes tellement impatients et excités que nous arrivons une heure en avance et nous passons au total trois heures dans le parc à observer les loups avant de rencontrer Gilles, le propriétaire et notre guide. Nous faisons ainsi le tour des enclos et si les loups sont au départ cachés dans les bois, ils ne tardent pas à venir nous observer, poussés par la curiosité. Nous admirons notre premier loup arctique, suivi par les cinq loups gris imprégnés (c'est-à-dire habitués à la présence de l'homme avant même qu'ils n'aient ouvert les yeux) qui viennent spontanément à notre rencontre. Sans hésiter, ils s'approchent du grillage et réclament des caresses. Nous restons un long moment avant de refaire le tour des enclos, voir un autre loup arctique de très près et nos premiers loups gris, beaucoup plus discrets et qui nous observaient à la dérobée. Nous retournons ensuite caresser les loups gris imprégnés, avant que Gilles n'arrive et ne nous explique l'histoire et les objectifs du parc Mahikan (qui signifie « loups » en langage innu).


Une fois toutes les explications et les consignes données et après s'être assuré que les loups étaient calmes et d'humeur, nous avons pu entrer dans l'enclos des loups imprégnés, où ceux-ci sont instantanément venus nous lécher les doigts et le visage avec une affection et un enthousiasme surprenants. Nous avons ensuite fait le tour du bois qui leur était réservé, avec la bonne blague de Gilles : « Attention aux loups ! », avant de nous asseoir pour caresser et jouer avec les loups pendant plus d'une heure absolument magique et l'une des plus belles de mon existence. J'ai été incroyablement émue par la tendresse de ces magnifiques créatures aux yeux d'or, impressionnée par leurs crocs et leurs grognements, mais aussi amusée par leurs jeux fraternels et attendrie par leurs couinements semblables à ceux de chiens éplorés. Je ne m'attendais pas à les voir se rouler sur le dos pour qu'on leur gratte le ventre, ni à ce qu'ils me donnent des coups de patte tout doux lorsque je m'arrêtais de les caresser. L'expérience était unique, incroyable, sensationnelle. Un véritable rêve éveillé.


Cela étant dit, il ne fallait guère oublier qu'il s'agissait avant tout d'animaux sauvages, et non de bêtes apprivoisées. J'ai particulièrement apprécié l'éthique et la vision du métier de Gilles, qui nourrit un respect sans limites mais ne nie jamais la nature profonde de ses loups et semble les comprendre à merveille. Par deux fois, j'ai été impressionnée par la force des loups, lorsque j'ai été renversée par des câlins très enthousiastes et que les loups m'ont léché le visage sans que je puisse me relever, ce qui nous a valu un fou rire incontrôlable. La fourberie et l'aspect ludique des loups étaient aussi incroyables, car ils tentaient de s'emparer de tout ce que l'on possédait, appareils photos et compagnie afin d'en faire leurs jouets (l'un d'eux a même mis son nez dans ma veste pour voir ce que j'y cachais). Enfin, nous avons eu l'incroyable chance de les entendre hurler, et je peux vous dire que j'en ai eu des frissons. J'en suis ressortie couverte de poils blancs et gris, émue et bouleversée par tant de magie et la beauté de cet animal merveilleux. Quand nous sommes partis, les loups nous observaient avec un air d'une tristesse affligeante, et c'est le cœur serré mais gonflé d'amour et d'émotion que je les ai quittés.


Après les baleines et les loups, place aux ours ! Nous nous dirigeons vers l'Auberge du Trappeur à Saint-Mathieu-du-Parc, où nous participons à l'activité de découverte de l'ours noir, symbole de la région. Les animaux, appâtés par de la nourriture laissée par le guide en amont, étaient déjà présents lorsque nous avons pénétré dans la cabane en bois d'observation. Pendant deux heures, nous avons pu observer différents ours se nourrir à tour de rôle, et même aperçu deux petits oursons de façon fugitive. Ce fut aussi un très beau moment, et de voir des bêtes aussi énormes et possédant une force spectaculaire était franchement impressionnant.


Après ces trois jours fabuleux, nous retrouvons la route pour une longue étape en direction de Kingston, qui nous sert de point de chute avant de reprendre l'autoroute le lendemain pour atteindre Niagara Falls.


Une longue route nous attend pour rejoindre Niagara et ses fameuses chutes, et nous arrivons en fin d'après-midi. C'est avec un mélange de fascination et d'horreur que je découvre que tout est bétonné dans la ville, devenue un véritable parc Walt Disney ou un deuxième Las Vegas totalement démesuré. Le paysage naturel est totalement déformé et enlaidi par l'homme, et c'est une grande déception. Nous abandonnons vite l'hôtel pour découvrir les chutes sur la longue promenade et la vue est impressionnante, tout comme les projections d'eau qui nous fouettent le visage ! Nous remontons tout au bout afin d'admirer la naissance des chutes côté canadien, et le bruit étourdissant ainsi que la puissance de l'eau sont proprement effrayants. Nous embarquons ensuite à bord d'un bateau, encapuchonnés dans un élégant ciré de plastique vert fluo pour approcher aux pieds des chutes, où la violence de l'eau est si forte que l'on est parfois aveuglés par l'eau projetée par le remous. Malgré la courte durée de la traversée (quelque quinze minutes), cela reste une expérience incroyable, qui nous donne la sensation d'être minuscule et terriblement fragile. 


Cette fois, c'est le Canada que nous délaissons pour passer à nouveau la frontière américaine sur le pont de Niagara. C'est le cœur lourd que je quitte ce magnifique pays, où l'on a découvert des paysages sublimes et vécu des expériences uniques. Une nouvelle journée de voiture nous attend afin de rejoindre Albany, pour repartir le lendemain en direction du Massachusetts. 


Enfin, nous atteignons la très jolie ville de Plymouth, l'un des premiers sols foulés par les colons. Nous plongeons aux origines premières de l'Amérique et visitons le Mayflower II, la réplique du navire qui transporta les 102 premiers colons britanniques vers le Nouveau Monde au XVIIe siècle au cours d'un voyage de 66 jours. Le navire, avec ses deux mâts et ses pièces reconstituées à l'image du mode de vie de l'époque, est simplement splendide et c'est avec émotion que l'on se met à la place des premiers colons qui ont eu l'audace de voyager à son bord (et pas mal d'horreur aussi, lorsqu'on considère l'inconfort et le danger d'une telle traversée). Pour nous guider et répondre à nos interrogations, des guides et des personnes costumées arpentent le navire et donnent une touche d'authenticité à cette belle visite.
Après le Mayflower II, nous parcourons la ville de Plymouth, très jolie avec ses belles maisons et son port pittoresque où nous mangeons un dernier plat bien américain avant de retrouver les bouchons de Boston et de gagner l'aéroport... Avec 1 h 40 de retard, notre dragon décolle à la nuit tombée, et le retour à la réalité s'annonce bien difficile.


31 commentaires:

  1. Quel magnifique compte-rendu!!! Je rêve d'aller un jour au Canada, tu as achevé de me convaincre! Merci d'avoir partagé un peu de la magie de votre road trip avec nous!
    Bisous

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    1. Merciii, Caladhiel (je vois que tu es au taquet, première sur le coup) !
      Oh, comme je te comprends ma chère, le Canada m'a toujours fait rêver également et c'était ce qui m'attirait le plus dans ce voyage à l'origine. Pour tout avouer, j'aurais pu passer trois semaines rien qu'au Québec, tellement c'était fabuleux ! Je viens de quitter ce beau pays et je n'ai qu'une hâte : y retourner un jour. Du coup, tu peux foncer les yeux fermés, c'est vraiment le rêve là-bas, les paysages sont à tomber et les gens adorables... Que du bonheur ! ^^ J'espère que tu pourras concrétiser ton rêve un jour, je croise les doigts pour toi (et dans ce cas, j'attends des photos en retour bien sûr) !
      En tout cas, tout le plaisir est pour moi, je suis vraiment comblée si tu as pu profiter d'un peu de la magie de ce voyage avec nous ! ♥

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    2. Hehehehe je traînais sur FB au moment où tu as posté... ceci explique donc cela :-) Promis, si j'ai l'occasion d'aller un jour au Canada, tu peux compter sur moi pour faire le plein de photos puisqu'il s'agit là d'une autre de mes passions :-)

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  2. Sacré voyage ! J'ai retrouvé avec joie et nostalgie certaines des choses que j'avais pu voir lors de mon voyage il y a quelques années, et quelques autres choses que je ne connaissais pas. Je vois que comme pour nous, vous avez eu un coup de coeur pour la ville de Québec, très européenne il faut dire, ça doit aider !

    En tout cas, ton compte-rendu donne des idées, merci ! ;)
    Et bon retour parmi nous, j'espère que tu n'es pas trop déçue de nous revoir... :D

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    1. Aaaah, ça tu l'as dit Lorhkan, quel voyage ! J'ai du mal à me reconnecter à la réalité parisienne après un tel dépaysement, mais s'il y a une chose que je suis contente de retrouver ici, c'est bien vous. :D (Sans la blogosphère, je crois que je resterais sous la couette toute la journée !)

      En tout cas, je suis vraiment ravie que tu aies pu éprouver un peu de nostalgie grâce à ce compte-rendu. Vu ce que tu m'avais raconté, tu as dû en effet reconnaître certains paysages... Québec est vraiment une ville magnifique, surtout après l'échec de Montréal que j'ai vraiment peu appréciée, c'est vrai qu'avec le recul, nous avons préféré les endroits atypiques (américanement parlant — ahem, pas très français tout ça mais tu comprends l'idée ?).

      Héhéhé, si ça te donne des idées, mon rôle est joué ! Reste plus qu'à repartir, non ? ^^ (Et tu me prends dans ta valise, pas de discussion.)

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  3. Mazette ! Je ne sais même pas par où commencer ^^

    En tout cas, Merci de ce brillant compte rendu qui fait beaucoup rêver ( forcement ) ... Quel périple génial : pas de temps mort, des découvertes quotidiennes et la chance de visiter des lieux mythiques comme la ville de Salem ( hiii ! ) ou même l'Université de Harvard ( est-ce moi ou la robe que vous portiez ce jour là était plus ou moins intentionnellement assortie aux briques roses des batiments ? ) ( je vous taquine ^^ )

    Toutefois, ce qui aura le plus marqué mon imaginaire aujourd'hui sont les merveilleuses photos que vous nous présentez avec votre rencontre des Loups dans le parc naturel de Mahikan, c'est tout simplement magique !

    Je comprends qu'on en ressorte les yeux et le coeur gonflés d'émotions, ce doit être une expérience très intense au plus près et au plus fort des animaux ( semi ) sauvages ... Wahhhh !

    Mention spéciale au bébé Lynx également, une véritable peluche ^^

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    1. Aaah, ma chère Constance, merci pour ce beau retour, j'étais sûre que ce compte-rendu vous parlerait et vous apporterait un peu de rêve (même si vous n'en manquez pas d'ordinaire car vous êtes ma dealeuse de féérie quotidienne ^^) !

      C'est vrai que nous avons eu la chance d'avoir très peu de temps-morts (quelques jours de voiture, néanmoins) et des découvertes chaque jour, toujours plus étonnantes ! À la fin, cela devenait un festival de beauté et de surprises !
      Comme vous, j'ai été vraiment émue par les lieux mythiques de Salem (j'aurais pu y passer la journée tant j'étais excitée et croyez-moi, j'ai pensé à vous là-bas ^^) et Harvard (un rêve de gamine). (Le camaïeu de la robe est d'ailleurs entièrement fortuit, héhéhé.)
      Et les loups... ♥ Je m'en souviendrai toute ma vie, l'un des plus beaux moments. Pas étonnant encore une fois que ce soit l'un de ceux qui vous aient marqués dans ce compte-rendu, quand on connaît votre imaginaire. :-) (D'ailleurs, vous n'imaginez pas combien d'heures j'ai pu baver devant votre coffret à bijoux "L'Appel de la forêt"...)
      Et le bébé lynx, mais quelle petite bouille à croquer ! Il fallait le voir bouger en plus, il était tout pataud et n'arrêtait pas de chuter, le pauvre (sans se faire mal, bien entendu), c'était adorable !

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  4. Rhoo quel super journal de voyage!
    Merci tu viens de me faire voyager... Maison de la sorcière à Salem, danses avec les loups, l'ours, les rues, les bâtiments, la nature...
    Superbes photos.
    Mince, ça me donne l'envie de m'envoler pour découvrir le monde... moi qui ai une phobie-panique-irraisonnée de l'avion...

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    1. Néhéhéhé, je suis thrilled through the roof si ça t'a autant transportée !
      Pour les photos, je n'ai aucun mérite, c'est Monsieur qui en est le talentueux auteur (oui, car il commence à se plaindre du fait que je ne lui accorde aucun crédit).

      Ah ma pauvre, sache que nous sommes deux dans la douleur, car je partage ta peur de l'avion, et c'est vraiment terrible. J'ai dû prendre des médocs exprès, mais si l'aller s'est bien passé (l'excitation du voyage aidant), l'angoisse a été plus forte au retour (la déprime de retourner en France n'aidant pas cette fois). Et c'est vrai que ça refroidit quand on a plus de 3 heures de vol à affronter, qu'importe la beauté de l'endroit où l'on va. Perso, je sais que je vais attendre au moins un été avant de refaire un trajet aussi long, parce que je ne peux plus. Je suggère donc la montgolfière. Ou le canoë, au choix. :D Mais courage, j'espère que tu parviendras à surmonter cette phobie ! (Air France propose des stages il me semble, on ne sait jamais, si ça peut t'intéresser...)

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    2. Alors félicitations à Monsieur :-)
      Ils font carrément des stages pour les psychotiques du bulbe comme nous?! :-)
      Ca consiste en quoi?

      Rholala, j'imagine bien le stress du retour. T'avais pas repris tes cachets?
      J'étais tentée par l'hypnose pour me défaire de cette phobie. C'est vrai que c'est un peu handicapant... enfin quoique, ça m'évite de mourir en plein vol :-)

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    3. Thanks ! Je lui transmets, il sera tout content. :-)

      Eh oui, ces stages de gestion de la peur de l'avion existent ! Je pense que nous formons une communauté assez importante de fêlés du bulbe, héhéhé, et encore plus depuis les récents événements qui n'ont pas aidé... Je ne savais pas très bien en quoi ça consistait en revanche alors je suis allée voir sur leur site : c'est un stage en 3 parties, avec un entretien avec un psy, une séance d'info avec le personnel de l'avion (pilotes, hôtesses, etc.) pour comprendre comment fonctionne l'appareil et une simulation où tu te prends des turbulences et tout le tintouin... Toutes les infos ici : http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guidevoyageur/pratique/sante_anti_stress.htm
      Le seul truc qui te freine, c'est le prix, gloups. 650 euros le stage ? Je préfère me faire pipi dessus à ce prix là !

      Je crois que l'hypnose et la sophrologie sont de très bons moyens d'atténuer la peur également, mon bien-aimé est passé par là parce qu'il était phobique de l'avion et résultat : il est d'une sérénité incroyable depuis ! Une véritable réussite. :-) Du coup, si tu connais quelqu'un de fiable et d'honnête, je pense que tu peux tenter ! J'y songe aussi...
      Pour le retour, j'avais pris le même nombre de cachet, mais je me suis sentie mal longtemps avant le vol (environ 5 heures avant le décollage), du coup, ça a légèrement atténué mais c'était vraiment désagréable quand même... J'ai compté les heures qui me séparaient de la terre ferme !

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    4. Wais pas faux que c'est un sacré budget... et je ne suis pas sûre que sur moi ça marche ce stage... enfin qui sait, peut-être suis-je devenue rationnelle (euh, en fait non).
      Je peux très bien aller acheter un billet d'avion, préparer le voyage, puis bloquer sur l'autoroute en allant à l'aéroport (ou dans le hall de l'aéroport si t'as plus chance, parce que dans ce cas je suis totalement ingérable, paniquée et je chiale... euh oui j'ai pris l'avion il y a 10 ans :-))
      Je vais quand même un peu regarder pour trouver un "spécialiste" là dedans oui. J'avais commencé "l'EMDR" (une technique psy pour affronter tes peurs ou tes troubles, mais bon... j'arrivais pas à faire les exercices ou me mettre dans "l'état" dans lequel je suis quand je vais prendre l'avion... du coup difficile de travailler dessus, bref).
      Oui donc, si ça a marché sur ton homme, c'est que c'est pas que des couilles. (Enfin je ne le connais pas, mais bon s'il était phobique et qu'il sait gérer ça maintenant... c'est un signe.)

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  5. Je suis juste méga jalouse ! ça a l'air bien plus réussi que mon voyage en Floride ! Je vais travailler Kévin pour faire le même voyage un de ces 4 !

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    1. Ooooh, espèce de petite copieuse, va ! :D Pour le coup, je t'ai mâché tout le travail, t'as plus qu'à prendre les billets et à enjoyer. (Je vais finir par ouvrir un tour-opérateur vu l'engouement général.) Alors comme ça, on ferait des infidélités à ses USA chéris ? Pour ma part, mon coeur va au Canada, et pourtant, j'étais une fana des States avant, mais le Québec, mon Dieu, c'est juste le paradis...
      J'avoue que ce voyage était fantastique, je crois qu'il remporte la palme de tous ceux que j'ai pu faire jusqu'ici, mais on l'avait aussi préparé à fond, ce qui explique sa réussite. Cela dit, on peut difficilement comparer nos deux voyages, on n'avait pas le même temps devant nous, donc le tien allait forcément être plus restreint... Bon courage pour faire flancher Kévin, mais je sais que tu peux y arriver à force de manipulation, héhéhé.

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  6. My God, comment j'avais pu rater ça ?? Quel magnifique compte rendu, ma belle et ces photos (si j'ai bien compris, je dois féliciter ton cher et tendre à cette occasion!)
    En tout cas, je note pour Montréal, Québec et le Canada. Et les loups !!!! (non, je n'ai pas retenu que ça, mais tout de même... j'imagine ton émotion!) Un très beau voyage, merci de nous l'avoir fait vivre <3 <3

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    1. Awww, merci à toi pour ce beau commentaire, Cindy ! (Tu me fais toujours devenir toute rouge avec tes compliments ^^) Si ça peut t'être utile, je suis vraiment contente, j'espère que tu auras un jour l'occasion d'aller au Québec, c'est vraiment un pays pour lequel j'ai eu un coup de coeur intersidéral.
      Et oui, les loups ! Mais les louuuuups ! ♥ Tu sais, tu n'as pas à avoir honte, c'est ce que je retiens en premier du voyage aussi, c'est mon plus beau souvenir...
      Merci à toi d'avoir pris le temps de lire tous mes bavardages et pour ce joli retour !

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  7. Je ne vais pas faire original : les photos sont superbes !
    C'est un magnifique carnet de voyage, à la hauteur de celui-ci.

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    1. Mille mercis à toi, Roanne, ton commentaire me fait énormément plaisir (et il mettra le feu aux joues du fier auteur des photos - attention, il va finir par prendre la grosse tête, le bougre !) ! :-)

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  8. Tant que ça ne vous empêche pas de continuer à voyager et prendre des photos, tout va bien ! ;)
    (puis la mise en forme est de ton fait, n'est-ce pas ? je la trouve vraiment chouette, elle valorise bien votre road movie)

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    1. Voui, la mise en forme est de mon fait, je peux au moins frimer là-dessus ! ;) Je suis très contente qu'elle te plaise, car j'y ai passé pas mal de temps, c'est donc que ça valait le coup !

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  9. Pfiouu je ne sais pas par où commencer ! Alors effectivement, nous ne sommes pas allées aux mêmes endroits; aux USA je suis allée à Chicago et New York et, au Canada, du côté de Vancouver et Calgary. Mais je suis allée à Boston il y a quatre ans, c'est une ville que j'ai beaucoup aimé (j'étais aussi allée voir Harvard, passage obligatoire !). Salem avait l'air top aussi :)
    Même si je n'étais pas de ce côté du Canada, je me retrouve dans plusieurs de tes activités : j'ai aussi fait un tour en bateau pour voir des baleines (très difficiles à photographier comme tu dis ^^) et un autre pour voir des ours (j'ai aussi eu la chance de voir un ourson, c'était adorable). L'expérience avec les loups avait l'air incroyable, je t'envie ! Bref, ça devait être un superbe voyage, merci pour ce compte-rendu que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire :)

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    1. Rooh, mais c'est dingue de savoir qu'on était sur le même continent au même moment et qu'on a traversé les mêmes frontières (même si pas exactement aux mêmes endroits...), j'en reste sidérée ! C'est même louche, un peu comme un coup du destin par derrière. :)
      En tout cas, c'est vraiment drôle de voir qu'on peut être dans les mêmes pays et découvrir des choses tellement différentes ! C'est la richesse et l'infini de l'Amérique... J'adore ! Ton voyage a dû être extraordinaire, je rêve d'aller un jour à Chicago et à Vancouver, deux villes qui semblent magnifiques (et puis New York, quand même...). Et c'est génial si tu as pu voir également des baleines et des ours, ce sont des moments incroyables ! J'espère que tu auras une photo d'ourson pour nous appâter (car la nôtre était si floue qu'elle ne valait pas la peine de la mettre)... ^^
      Rah lala, j'ai vraiment hâte d'en savoir plus sur ton aventure et de découvrir ton compte-rendu qui va me faire baver, je le sens (et surtout me donner envie de repartir illico presto) ! Mais d'ici là, fais bien la marmotte pour te remettre du décalage horaire ! :)

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  10. Ok... je suis jalouse mais vraiment beaucoup. Heureusement que tu as écris cet article toujours aussi merveilleux parce que j'ai pu vivre par procuration ton aventure grâce à ta plume et aussi aux photos magnifiques que tu as prises ! Merci beaucoup ! *o*

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    1. Oh ma chère, je suis sûre que tu auras un jour la chance de faire pareil voyage ! Je suis ton obligée, en tout cas, et vraiment ravie que tu aies été autant touchée et séduite par le voyage. Merci pour ce beau commentaire, Becky ! :)

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  11. Coucou ! Je suis assez fière de pouvoir dire que j'ai tout lu en ENTIER ^^ Mais comment dire ... ? Ca m'a donnée envie de voyager, de partir au Canada et de découvrir ce magnifique pays (ton avis sur Montréal m'a quand même un peu refroidie xD ! ) Les photos sont absolument magnifiques. Le bébé lynx est vraiment trop mignon et j'aurai adoré être à ta place faire des calins aux loups !
    Du coup je pense qu'on peut dire que ton compte rendu de road trip est une vraie réussite ! Tout le monde veut partir maintenant ^^

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    1. Hello miss ! :)
      Tout d'abord, je te remercie d'être passée par ici et d'avoir eu la bravoure d'affronter la longueur du récit jusqu'à sa fin, je te félicite pour ta patience, you did it ! :D

      Roooh, tous ces compliments vont me rendre rouge comme une tomate, je t'en suis sincèrement reconnaissante et je suis surtout très contente si ce compte-rendu t'a donné autant envie de partir (c'est le but, sadique que je suis, héhéhé) ! Je comprends pour Montréal, en revanche, les gens sont très étonnés quand je leur livre mon ressenti, et je dois dire que j'ai été la première surprise en arrivant là-bas car tout le monde nous vante en général cette ville...
      Voui, je pense que je vais ouvrir un tour-opérateur l'année prochaine tant les gens sont enthousiastes, je crois que ça aurait pas mal de succès ! :)

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  12. Ah toi aussi tu es obligée de prendre des calmants pour monter dans un avion :-)

    Boston, Salem, et la Nouvelle-Angleterre en général est une région que j’ai très envie de visiter ! Ҫa me dit même beaucoup plus que New York en fait. Et lol pour les sandales homard !


    Vous vous êtes fait arrêter par un shérif ? Wouhou !!! Délinquante, va ! Loool.

    Tiens, je suis surprise pour Montréal. Tous les gens que je connais qui y sont allés ont adoré et mon cousin qui y a vécu 6 mois aussi. Dommage que ça ne l’ait pas fait pour vous, mais au moins vous vous êtes rattrapés avec Québec :-)

    OMG tu as pu approcher des loups d’aussi près ! Alors là, je suis jalouse ^^ Ҫa devait être super ! Et l’ouuuuuuuurs ! J’adore les nounours !!! Plus les baleines.

    Je connais pas mal de gens qui ont effectivement été déçus par les environs des chutes du Niagara...

    Un bien joli voyage en tout cas, merci de nous l’avoir fait partager !

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    1. Merci à toi, Caro, (compagne phobique de l'avion, héhéhé) pour ce beau retour ! :)

      Je te comprends, si tu me donnais le choix entre la Nouvelle-Angleterre et NY, je prends direct la première ! C'est vraiment une région magnifique. Oui, les Américains inventent tout ce qui ne pourrait exister autrement. Même les sandales homard/chair à saucisse. Because yes, they can ?

      T'as vu un peu cette hors-la-loi que je suis ? Trop wicked ! L'air de rien, on était tout excités de se faire arrêter et on devait s'empêcher de sourire comme des niais... C'était drôle ! (mais un peu stressant quand même parce que les flics ne rigolent pas là-bas)

      Oui, on n'a pas compris pour Montréal, car comme toi, j'avais eu des échos très positifs, comme quoi c'était une belle ville où il faisait bon vivre... mais grosse déception ! C'est peut-être nous qui avons été difficiles, cela dit. Cela restera un mystère !

      Les animaux, c'était la cerise sur le gâteau je dois avouer, j'étais gaga comme pas possible ! De merveilleux souvenirs... ^^

      Merci à toi pour ton commentaire et ton enthousiasme qui me font très plaisir ! :)

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  13. Mais quel voyage ! Merci pour ces photos extraordinaires, je n’ose imaginer dans quel état d’esprit tu devais être en quittant les loups, je comprends quand tu écris que c’est l’un des plus beaux moments de ta vie… J’ai bien envie d’aller un jour au Canada, du coup ! Sans parler du Maine si cher à Lovecraft...

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    1. Ah oui, quitter les loups a été un véritable déchirement, surtout quand on regardait leurs petites têtes toutes dépitées... Mais c'était merveilleux de vivre ce moment, c'est ce qu'il faut garder en tête !
      Pour finir, j'ignorais tout de la relation entre Lovecraft et le Maine (on me l'a cachée !), quelle déception ! J'aurais pu rencontrer Cthulhu ?

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  14. Hahaha :D Voilà pourquoi il faut que tu ailles à Providence ;)

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