dimanche 18 mai 2014

Rencontre avec Shannon Messenger, un voyage au cœur des Cités Perdues


Alors que sortait jeudi le premier tome des Gardiens des Cités Perdues en librairie, un heureux hasard a fait que l'auteure de cette nouvelle série jeunesse, Shannon Messenger, soit en voyage dans notre belle capitale en ce moment béni. Coïncidence ? J'y verrais davantage un signe du destin, et lorsque les éditions Lumen m'ont proposé une entrevue avec la créatrice de Sophie Foster, je me suis dit que c'était trop beau pour être vrai. Et pourtant, comme Sophie le constate en arrivant à Eternalia, ce qui semble parfois relever de la pure magie peut être réel ! C'est donc avec un sentiment d'admiration mêlé à une grande timidité et beaucoup d'excitation que je me suis rendue dans le bel hôtel parisien où séjournait l'auteure, afin de récolter un peu de féérie... Si le voyage vous tente, suivez-moi !

Mais avant, dissipons les éventuelles réticences de certains lecteurs : cet entretien ne contient aucune révélation cruciale à propos du premier tome, vous pouvez donc le savourer pleinement sans avoir dévoré auparavant la bête !

Pour savoir ce que j'ai pensé du premier tome des Gardiens des Cités Perdues, c'est par ici !

Bonjour Shannon ! Pouvez-vous nous raconter comme s'est créée l'histoire des Gardiens des Cités Perdues ? Quelles ont été vos éventuelles inspirations ?
L'histoire des Gardiens des Cités Perdues était au départ la rencontre de deux choses, avec d'un côté Le Seigneur des Anneaux, et de l'autre, X-Men. Je dois avouer que mon amour pour Legolas, et plus particulièrement Orlando Bloom incarnant Legolas, y a aussi beaucoup contribué ! [Rires] J’adorais ce personnage mais je souhaitais le placer dans un contexte différent, un monde plus moderne et dénué de tout le sang et les monstruosités présents chez Tolkien. D'un autre côté, j’ai toujours aimé X-Men, et je voulais confronter ces deux univers en prenant la magie des elfes mais en les rendant plus réels, grâce à l'appropriation de certains éléments de l’univers des X-Men.


Ensuite, l'histoire était à l'origine une nouvelle, ce qui montre que j’ai lamentablement échoué dans ce projet, ma nouvelle s’étant transformée en un livre massif, puis une série de volumes… [Rires] À l’époque, je travaillais sur un projet totalement différent à propos de fées, et j’avais attribué des rôles secondaires à des elfes. Puis, à un moment donné, je suis restée coincée dans cette histoire et je ne parvenais plus à en faire avancer l'intrigue. Pour me sortir de cette impasse, je me suis essayée à l’exercice de la nouvelle en me focalisant sur l’un de ces personnages secondaires elfiques afin de voir si je parvenais à retrouver la fluidité de ma plume. Et c’est là que j’ai créé Fitz. J’ai donc décidé d’écrire une nouvelle avec Fitz car j’avais ce personnage dans la peau et, pour une raison que j’ignore encore, cette petite fille est entrée dans l’histoire. Le récit se concentrait sur la rencontre entre Fitz et Sophie, et la révélation de la nature de cette dernière. Mais j’ai alors réalisé que ça ne pouvait pas être la fin de l’histoire ! Je ne pouvais pas achever le récit avec Fitz annonçant à Sophie : « Devine quoi, tu croyais que tu étais humaine, mais tu ne l’es pas ! TADA ! » Je ne cessais de penser à cette petite fille, en me demandant comment elle pouvait ignorer qu’elle n’était pas humaine et comment elle réagirait face à la révélation de sa nature elfique…
J’avais alors l’habitude de changer très souvent de direction dans mes projets d'écriture, et j’avais promis à mon mari que je n’en changerai plus en initiant celui-ci, car cela faisait plusieurs années que je disais que j’allais écrire un livre. Cependant, après quelques jours, mon mari est rentré et je lui ai annoncé : « Bon, voilà ma nouvelle idée… » [Rires] Mais quand je lui ai expliqué l’histoire, il m’a répondu que c’était le livre que je devais écrire et je m’y suis dès lors accrochée. J’ai dû néanmoins reprendre le récit vingt fois avant qu’il ne soit édité. Mais je ne pouvais pas l'abandonner, même s’il y a eu quelques moments où j'ai cru que je n'arriverai pas à le faire aboutir, je ne pouvais pas m’enlever Sophie de la tête. Car lorsqu'on tient enfin l’histoire qu'on attendait depuis si longtemps d'écrire, on s’y accroche jusqu’à la fin. Cela dit, on peut dire que j’ai vraiment échoué à à mon projet de nouvelle… [Rires]

Pourquoi avez-vous choisi d'explorer spécifiquement l'univers des elfes ?
J’ai toujours été fascinée par les elfes, car il existe tout un folklore foisonnant autour de ces créatures, notamment dans la culture britannique, où ils sont blâmés pour de nombreux maux et sont représentés comme des sortes de petites fées qui sèment la pagaille dans les maisons. Aux États-Unis, nous avons tout un imaginaire autour des elfes qui aident le père Noël, avec leurs collants rayés et leurs chaussures pointues. Puis, il y a les elfes guerriers de Tolkien qui ressemblent à des dieux, et ce sont eux que j’ai trouvés le plus intéressants.
En effet, toutes les créatures féériques ne sont pas aussi riches que les elfes. Si l'on prend l'exemple des fées, elles sont finalement toujours des fées, parfois bonnes, parfois mauvaises, mais elles restent des petites choses ailées. Il en va différemment des elfes, dont l'apparence et le caractère diffèrent selon les traditions, et je me suis demandé d'où venait cette diversité. J'ai donc eu l'idée que cette variété de légendes était de leur fait, que les elfes faisaient circuler d'eux-mêmes ces récits imaginaires afin que les humains ne les prennent pas au sérieux et ne cherchent pas à en savoir plus sur ces créatures, au risque de déclencher une nouvelle guerre. Par exemple, dans le deuxième tome, lorsque Sophie cite une phrase du Seigneur des Anneaux, elle remarque que cela concorde avec certains éléments de leur monde elfique et les elfes pensent alors que Tolkien a été dans la confidence d’un membre de leur communauté. Évidemment, ce n’est pas quelque chose en lequel je crois, mais j'aime jouer avec l’idée que les elfes puissent parfois être irrités en se voyant dépeints comme des petites choses naïves et inoffensives... qu'ils ne sont pas !

Dans l'univers de la fantasy, les elfes sont souvent les créatures les plus proches de la perfection et dans le premier tome des Gardiens des Cités Perdues, on découvre au départ une cité elfique exemplaire et juste. Du moins, c'est ce que l'on pense au début, car l'on voit par la suite que la réalité est bien plus compliquée et que les elfes ont aussi leurs failles. Comment avez-vous joué avec cette ambiguïté ?
C’est une décision que j'ai prise dès le départ en étant persuadée que c'était la bonne, mais c’est aussi la raison pour laquelle ces vingt ébauches ont été nécessaires. En effet, introduire un méchant au sein d'un monde qui n’en avait jamais connu auparavant représentait un véritable défi. Cela l'était d'autant plus car j’avais décidé de me tenir à une narration à la troisième personne centrée sur le personnage de Sophie, puisqu'une narration omnisciente où le lecteur en aurait su davantage qu'elle n’aurait pas été juste à son égard.
Toutefois, je suis l'idée selon laquelle rien n’est jamais aussi parfait qu’il ne le paraît et c’est ce que je voulais explorer avec les elfes, qui ont évolué dans un monde si parfait depuis des temps immémoriaux qu'ils se sont habitués à leur société pacifique au point de s'aveugler et de ne plus faire attention aux fêlures qui menacent leur univers. Cette passivité a donc mené à une rébellion, qui en a ensuite engendré une autre, ce qui nous laisse avec des groupes disparates que l’on parvient difficilement à ranger du côté des bons ou des méchants. En effet, les gentils doivent parfois faire des choses répréhensibles pour servir leur cause, ce qui brouille les frontières et rend parfois l'ensemble dur à suivre, y compris pour moi… [Rires] Et ça l'était également pour mon éditrice américaine, à qui j’envoyais en même temps que le texte un fichier qui expliquait ce qui se déroulait vraiment à travers les lignes, afin qu’elle puisse suivre le déroulement futur du livre sans remettre en question certains détails qui pouvaient alors sembler anodins… Cette complexité explique que l’écriture de ce livre ait été un projet particulièrement intense, et j’ai parfois l’impression que mon histoire me dépasse. J’essaie de m’accrocher en me disant que c’est moi qui l'ai créée et que je peux encore la contrôler, au point de menacer le livre s'il m'échappe un peu trop : « Tu es ma création, je t’ai écrit et je peux t’effacer ! » [Rires]

J’aimais donc l’idée de ce monde apparemment utopique, mais qui se révèle peut-être plus dystopique que ses habitants ne le souhaitent… J’avais également le sentiment que c’était quelque chose que l’on voyait rarement dans les livres jeunesse, car les univers sont soit envahis de méchants, soit clairement dystopiques. C’était donc amusant de jouer sur cette ambiguïté, même si cela m’a parfois rendu la vie difficile. [Rires]

A-t-il été difficile pour vous d'imaginer et de développer vos elfes sans être influencée par l'image commune que nous avons tous de ces créatures et qui a été principalement construite par Le Seigneur des Anneaux ?
Il est vrai que créer les elfes des Cités Perdues était une entreprise assez délicate au début, car je me suis vite rendu compte qu’ils ressemblaient tous à Orlando Bloom et que cela allait poser un léger problème ! Je me disais en effet : « Celui-ci est un Orlando Bloom aux cheveux longs, celui-là un Orlando Bloom avec les cheveux courts, etc. » [Rires] J’ai réalisé que nous vivions dans un monde où la variété est de mise et où tout le monde ne ressemble pas à Orlando Bloom… [Rires] Par conséquent, j'ai observé cette variété plus attentivement autour de moi et cela m'a permis de prendre de la distance. C’était d'ailleurs grandement nécessaire dans un univers comme celui des Gardiens des Cités Perdues, où il y a une profusion de personnages qu'il faut bien pouvoir différencier ! Certains devaient sortir davantage du lot, et c’est pourquoi les trois personnages masculins principaux ont des attributs spécifiques. Je me suis dit que l’un devait avoir les cheveux bruns, l’autre être châtain et le dernier être blond, autrement, personne ne s’y serait retrouvé ! [Rires]

Legolas interprété par Orlando Bloom, la muse de Shannon Messenger

Cela dit, je savais dès le départ que Sophie serait blonde aux yeux marron. Contrairement à ce que beaucoup de lecteurs pensent, je ne l’ai pas modelée d’après ma propre image, même si je suis moi aussi blonde aux yeux marron. On me demande souvent si l’artiste qui a réalisé la couverture m’a prise pour modèle, si je lui avais donné une photographie de moi à l’âge de Sophie, mais ce n'est pas le cas, car à l’époque, j’étais malheureusement une jeune fille bizarre et tout sauf mignonne...
En revanche, les yeux bleus des elfes étaient un trait invariant que je souhaitais garder afin de jouer sur la différence des yeux marron de Sophie, car cela aurait été beaucoup plus délicat si j’avais joué sur les couleurs de peau, ce qui aurait pu tendre à des analogies racistes. Ainsi, je pense que ses cheveux blonds viennent du fait que j’aimerais que tout le monde ressemble à Legolas [rires] et ses yeux marron du fait que je souhaitais la différencier des yeux bleus typiquement elfiques. Puis, les personnages se sont façonnés progressivement d'eux-mêmes...

Justement, entre Fitz, Dex et Keefe, vers qui penche davantage votre cœur ?
Ça, c’est la question à dix mille dollars ! [Rires] Je les aime chacun à leur façon, même si j’ai une relation spéciale avec chacun d’eux. Fitz a été mon premier personnage, il occupe donc une place spéciale dans mon cœur ; Dex a été le premier ami que j’ai donné à Sophie ; et Keefe est tellement hilarant ! C’est aussi le personnage que je n’avais pas prévu et qui s’est créé de lui-même au sein de l’histoire. Je suis aussi certaine que c’est la raison pour laquelle le livre a été publié, car il est le personnage préféré de mon éditrice américaine qui a fondé la team Keefe.
Il est donc extrêmement difficile pour moi de choisir entre ces trois garçons, et je laisserai Sophie les départager…

Comment vous est venue l'idée d'introduire le mythe de la cité perdue de l'Atlantide ?
En fait, c’est un souhait très égoïste de ma part, car j’ai essayé de placer tout ce qui m’était cher dans le livre, en espérant que les lecteurs trouveraient ces références aussi intéressantes que moi. Il en va de même avec la licorne que l’on rencontre dans le deuxième tome, ou plutôt devrais-je dire de « l’alicorne », car il s’agit d’une licorne ailée, et les puristes sont très stricts avec les appellations (une licorne ne peut avoir des ailes, tout comme un cheval ailé comme Pégase ne peut avoir une corne… Les codes sont très stricts). J’ai donc intégré une alicorne parce que je rêvais depuis toujours d'une licorne ailée scintillant de mille feux, et il en va de même pour l’Atlandide et Shangri-La, qui sont des mythes que j’aurais aimé voir se concrétiser dans la réalité. Cela concordait de plus avec l’idée selon laquelle les hommes avaient eu connaissance du monde des elfes, avant qu'il ne disparaisse de l'univers des humains. Dans tous les cas, j’essaie de placer tout ce que j’aime dans mes récits, et si cela fonctionne, tant mieux ! J’espère simplement que le lecteur appréciera ces évocations autant que moi... Mais après tout, tout le monde veut une licorne, non ?

Pour quelles raisons avez-vous décidé d'écrire pour la jeunesse ?
À vrai dire, je suis une grande enfant. Pour preuve, Sophie et moi partageons nos nuits avec la même peluche éléphant… Écrire pour la jeunesse était donc naturel pour moi. Néanmoins, je ressassais au départ des idées diverses, et je réfléchissais également à quelques projets pour adultes quand j’ai réalisé que j’avais une relation très différente aux livres en tant qu’adulte que lorsque j’étais enfant. En effet, quand on est adulte et qu’on aime un livre, on ne le lit généralement qu’une fois puis on l’oublie, car il y a tant d’autres livres à découvrir… Mais lorsqu’on est petit, c’est totalement différent, et quand j'étais enfant et que je découvrais un livre génial, il devenait alors mon monde et je le chérissais tellement que je le relisais, cinq, six ou sept fois. Je m’attirais même des ennuis parce que je bouquinais la nuit pour dévorer le chapitre suivant. J’ai donc décidé que, si j’allais déployer tout mon temps et toute mon énergie à écrire un livre, j’allais le faire pour ce genre de lecteurs, et non pas pour des adultes qui diraient : « C’était bien », puis le poseraient sur l’étagère pour l’oublier.

Shannon à sa séance de dédicace à la librairie Larmartine, mercredi 14 mai.
Sa peluche Ella était avec elle pour rencontrer ses jeunes lecteurs ! (Photo : Lumen)
À l’époque, je n’imaginais même pas combien écrire pour la jeunesse pouvait être gratifiant. Maintenant que je l’ai expérimenté, je suis vraiment ravie d’avoir choisi d’écrire pour les enfants car je reçois des e-mails de parents qui me disent que leurs enfants détestaient lire jusqu’à ce qu’ils tombent sur mon livre, et que maintenant, ils en redemandent. Il y a aussi des professeurs qui me rapportent que certains de leurs élèves étaient en situation d’échec et qu’après leur avoir fait découvrir mon livre à travers des fiches de lecture et d'autres exercices, ils réussissent leur cursus scolaire. Ces témoignages sont réellement gratifiants et confirment que j'ai donc fait le bon choix.

À la fin de votre livre, vous écrivez que votre mari vous a déjà vue discuter avec vos personnages plusieurs fois. Est-ce la façon dont vous construisez votre histoire ?
En effet, je suis quelqu’un de très visuel. Avant d’écrire une scène, je me la joue plusieurs fois dans ma tête puis je la couche sur le papier en espérant capturer l’essence de ce qui se déroule dans mon esprit. Et parfois, quand je lis ce que j’ai imaginé, je me surprends à penser que je ne m’étais pas représenté la chose de façon aussi cool qu’elle aurait pu l’être. Dans tous les cas, je vis dans ma propre tête et je réagis souvent en conséquence... avant de remarquer que mon mari est dans les parages et glousse gentiment. Cela dit, le processus d’écriture en lui-même est différent, car je suis familiarisée avec mon histoire et mon univers, et il s’agit plutôt de rester cohérente, en faisant attention à ce que rien ne contredise ce que j’ai écrit auparavant. Néanmoins, je dois parfois laisser libre cours à mon histoire pour la laisser vivre sans me soucier de décrire telle pièce de façon identique aux descriptions précédentes,  car je risque autrement d'entraver le processus d'écriture.

Finissons avec une question bien française de circonstance... À la fin du roman, Sophie se trouve à Paris. Aviez-vous déjà voyagé dans la capitale avant d'écrire cette scène ?
Oui, en fait, c’est la sixième fois que je viens à Paris ! J’adore cette ville, et c’était pour moi une évidence que Sophie s’y rendrait elle aussi dans ses aventures. Après tout, c’est la ville des lumières et le monde des elfes se nourrit de lumière, cela faisait donc parfaitement sens ! C’est aussi pourquoi il est si excitant que le livre soit publié en France. Je n’étais absolument pas certaine que cela pourrait se réaliser et j’harcelais mon agent afin qu’il joue en cette faveur. C’est donc vraiment formidable que cela se concrétise. J’étais par ailleurs aux anges quand j’ai découvert la couverture du premier tome, car la maison d'édition avait choisi au départ d’illustrer une scène différente, et elle a finalement été changée à la dernière minute. Et lorsque j’ai posé les yeux sur l’illustration, j’étais au comble de la joie car c’est l’un de mes moments favoris !

Pensez-vous que si vos lecteurs se rendent sur le pont Alexandre III, ils pourront eux aussi trouver la lumière qui les conduira aux Cités Perdues ?
[Rires] Ce serait vraiment génial si, un jour, comme cela a été fait pour la voie 9 ¾ dans la gare de King’s Cross à Londres, l’un des lampadaires du pont Alexandre III était orné d’une lumière en hommage à Sophie… Mais soyons réalistes, je ne pense pas que cela arrivera, et je ne voudrais pas non plus dénaturer un si beau lieu ! Cela dit, j’ai bien l’intention de me rendre sur le pont et de faire une photo avec un exemplaire du livre devant l’un des lampadaires ! [Rires]

[Et Shannon l'a fait, pour avoir un petit aperçu de son voyage parisien, c'est par ici !]


Je remercie ainsi chaleureusement les éditions Lumen de m'avoir donné l'opportunité de réaliser cet entretien, ainsi que Shannon Messenger d'avoir pris le temps de répondre à mes questions avec tant de patience, de bonne humeur et de gentillesse ! Une auteure simplement charmante, à l'image de son héroïne, et une très belle rencontre, aussi magique qu'un voyage à Eternalia...

Shannon distillant un peu de magie...

10 commentaires:

  1. Elle est vraiment super cette interview, et répond à pas mal de mes questions sur les elfes ! (Même si je n'ai pas systématiquement vu Orlando Bloom dans le rôle-titre ^^). Et je comprends tout à fait que l'éditrice ait un faible pour Keefe (entre les trois mon cœur balance, mais je crois que j'ai une petite préférence pour Fitz, finalement...!).
    J'ai vraiment vraiment hâte de lire la suite =)

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    1. Ah, je suis vraiment super contente que l'entretien te plaise (et que ça réponde à quelques-unes de tes questions, héhé, c'est que je n'ai pas été trop à côté de la plaque) !
      Moi non plus, à vrai dire, je n'imaginais aucun des personnages sous les traits d'Orlando Bloom, peut-être parce que sa tête m'agace particulièrement... :D *chuuuut, il ne faut pas le dire à Shannon*

      Tiens, tu fais partie de la team Fitz ? :) Pour ma part, je soutiens Dex à fond, c'est mon chouchou (Keefe fait trop son beau gosse). Chacun son champion !
      Pareil en tout cas, vivement la suite qu'on en sache plus !

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  2. Un entretien "all in english" ?

    Bravo Chère Flora et très joli travail !

    Car ces quelques lignes m'ont rendu cet auteur(e) fort sympathique, accessible et je suis maintenant plutôt intriguée par son livre et son univers personnel ( preuve que vous avez réussi votre mission ! )

    Donc, si j'ai bien tout saisi : sans le personnage de Legolas et l'acteur Orlando Bloom, rien de tout ceci n'aurait été possible ? ( j'exagère sciemment )

    Amusant parfois, comment certains détails ne tiennent qu'à un fil ^^

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    1. Eh oui, "all in English" ! Et c'était un entretien marathon, avec le débit de l'auteure (son côté Californienne, comme elle le dit)... Mais elle était vraiment adorable !

      Je suis vraiment ravie que l'entretien titille votre curiosité, du coup, je considère en effet ma mission comme accomplie ! :)

      Et je ne pense pas que ce soit si exagéré de dire que sans Orlando Bloom, le livre n'aurait pas existé... Il occupe tout de même un rôle capital dans le processus de création de l'auteure, alors nous lui devons une fière chandelle !

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  3. Très chouette interview ! Je vais noter ce titre qqpart (et ouaip, je comprends toutafé pour Legolas ;-)

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    1. Thanks Cindy, je suis contente que tu l'aies trouvée intéressante ! Héhéhé, une nouvelle tentation sur la wish-list sans fin ? Tu m'en vois ravie !

      Existe-il une guilde d'auteurs secrète dévouée à Legolas ? C'est louche tout ça... :)

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  4. Il est dans ma PAL, il faut absolument que le lise, merci pour cette interview ;)

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    1. Merci pour ton petit mot Chachav, tout le plaisir est pour moi ! :) Je suis ravie si tu as apprécié cet entretien et je t'encourage vivement à sortir les Gardiens de ta PAL, il en vaut le coup ! Bonne dégustation ! ;)

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  5. Ok, c'est officiel, je suis TROP jalouse là ! Haha non mais plus sérieusement, j'ai beaucoup aimé cette interview, on en apprend beaucoup. Et l'auteur a l'air très drôle :)

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    1. Oh non, ne me déteste pas ! :p J'imagine que l'auteure reviendra faire la promotion du second tome, ce serait l'occasion de monter à Paris ? Je suis ravie que l'interview t'ait plu, j'avais passé un temps fou sur les questions ! ^^ Et je confirme, Shannon est très drôle en plus d'être adorable, un amour de nana !

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