samedi 12 avril 2014

Quais du polar, 10e édition : dans la fosse aux Lyons

Si depuis quelques semaines, le blog bat légèrement de l'aile, c'est parce que je ne sais plus où donner de la tête et le temps file à une vitesse étourdissante ! Et pour cause, la semaine dernière, je me suis échappée de la grisaille parisienne pour partir à la découverte de la grande ville de Lyon. Une petite escapade de pure détente, certes, mais en bonne lectrice qui se respecte, j'ai fait un tour du côté des incontournables Quais du polar, qui fêtaient leur dixième édition en cette année 2014. 

Ce rendez-vous de polardeux s'est taillé une réputation qui n'est plus à faire, et les visiteurs sont chaque année plus nombreux. Les gens ne lisent plus ? Que nenni, ils lisent du polar ! Et si l'on en doute, il suffit d'aller se frotter à la cohue qui prend en otage le Palais du Commerce, où se tiennent les dédicaces. Si le polar n'est pas mon genre de prédilection, je dois avouer que le rendez-vous est hautement sympathique, dynamique, varié et organisé à la baguette ! Un succès qui a encore été prouvé cette année, grâce à une programmation exceptionnelle.

L'affiche très graphique de cette 10édition, inspirée de l'adaptation du Dahlia noir

L'invité d'honneur ? Rien que le grand James Ellroy, figure de proue de la littérature américaine. Mais c'était sans compter sur les 70 auteurs invités et des poussières, venus du monde entier pour rencontrer les lecteurs et débattre lors de quelque 40 rencontres et conférences.
Du côté de notre bannière tricolore, on pouvait ainsi retrouver Frank Thilliez, Caryl Férey, Henri Loevenbruck, Ian Manook, ou encore Olivier Truc. De celui des étrangers, on pouvait obtenir un trait de plume de Camilla Läckberg, Craig Johnson, R. J. Ellory, George Pelecanos, Peter James, Asa Larsson, Deon Meyer ou Tim Willocks. Du beau monde, de tous les horizons et pour tous les goûts !

James Ellroy
Pour ma part, j'ai eu l'honneur de serrer la main de James Ellroy, qui signaient ses livres comme des petits pains. D'où l'absence de fioritures dans ses dédicaces : le simple prénom du lecteur (pourquoi mettre « To », après tout ?) et une signature qui ressemble plus à une figure abstraite qu'à une lettre. Après avoir dédicacé mon exemplaire du Dahlia noir et de L.A. Confidential, le maître a conclu notre brève entrevue d'un petit « Stay cool, Flora ». Moment d'émotion, le grand Ellroy a parlé !

Puis, j'ai profité d'une courte accalmie de lecteurs pour aller saluer Henri Loevenbruck, avec qui j'ai eu une petite discussion bien sympathique... et une promesse d'interview pour le blog ! Quais du polar ou pas, avec l'intégrale de la trilogie La Moïra sous le bras, j'ai eu ma dose de littérature de l'imaginaire.
Du reste, j'ai échangé quelques mots avec Craig Johnson, adorable et so American avec son stetson et sa chemise de cow-boy, quelques autres avec Bruce Holbert et j'ai aperçu les beaux yeux de Camilla Läckberg. L'absence de Thomas H. Cook, que je me faisais une joie de rencontrer, aura ainsi été la seule ombre au tableau... Croisons les doigts pour l'année prochaine.


Après l'émission radio Le Carnet d'or de France Culture avec James Ellroy, pendant laquelle nous avons eu le plaisir d'entendre l'auteur aboyer (littéralement) mais aussi parler avec beaucoup de finesse sur son travail et sur les États-Unis, il était temps de découvrir cette belle ville de Lyon à la lueur du crépuscule et de déambuler dans sa vieille ville.

Balcons et escalier  en colimaçon
Comment ne pas tomber sous le charme des vestiges historiques de la cité ? L'étroite rue de Saint-Jean se parcourt avec la délicieuse sensation de retourner une poignée de siècles en arrière, avec ses pavés inégaux, ses restaurants et ses boutiques d'antan, ses jolies enseignes en fer forgé et ses bâtiments anciens, aux somptueux balcons et escaliers extérieurs... Un véritable enchantement, qui s'évapore malheureusement trop vite.
Entre deux balades à la nuit tombée, nous avons ainsi dégusté une excellente crêpe au Savanah, très beau restaurant à la décoration arabo-andalouse qui offre des glaces et des crêpes originales à savourer au son d'un flamenco. Une adresse que je vous recommande chaudement !

Le petit Odéon de l'amphithéâtre romain

Puis, le lendemain, l'amphithéâtre romain nous attendait au sommet de la ville, sous la douce chaleur du soleil, avant de redescendre arpenter la vieille ville, et de succomber à quelques petits trésors des boutiques du quartier Saint-Jean.
Je n'ai pu résister à une magnifique robe corsetée tout à fait d'époque (un joli aperçu ci-contre), qui m'appelait depuis la vitrine, ni à l'appel de la merveilleuse boutique Venise à Lyon, qui recèle de bijoux de tous les styles et une magnifique collection de bijoux en ambre.

Boutique médiévale Mandragore
Mon seul regret est de ne pas avoir pu franchir la porte de la boutique médiévale Mandragore, qui n'ouvrait que l'après-midi. 

Hélas, le train nous rappelait déjà pour rejoindre Paris...

7 commentaires:

  1. Merci Chère Flora pour ce réjouissant résumé de votre week-end à Lyon !

    Néanmoins une question me taraude : avez vous osé vous laver les mains après votre poignée de mains avec James Ellroy ? ( c'est une boutade ... car lorsque on est fan, on a parfois des rituels un peu étranges. Du genre : Il a posé la main sur moi ... jamais plus je ne me laverais là où je l'ai touché ^^ )

    Très belle robe en effet et je ne doute pas que si le reste de la boutique "Venise à Lyon" est à l'avenant de cette jolie vitrine, elle devait receler bien d'autres merveilles en magasin !

    Quant à la Mandragore, pas de regrets : si il s'agit bien de la même enseigne, ils disposent de 2 autres adresses sur Paris .... ( si ma mémoire est bonne )

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    1. Héhé, l'idée de garder cette "trace" ellroyienne à vie ne m'a en fait pas traversée l'esprit... A vrai dire, en considérant l'étrangeté et les moeurs douteuses du personnage, comme il aime lui-même à se définir, je ne sais pas si ce serait une idée judicieuse, hahahaha ! Blague à part, c'était une rencontre rigolote et peu commune car on ne sait jamais comment il peut réagir (personnellement, j'avais peur de me faire aboyer dessus). :-)

      Oh, je ne connaissais pas du tout les boutiques La Mandragore à Paris ! J'ai jeté un oeil sur leur site qui est très alléchant, mais hélas, ce n'est pas la même boutique que celle de Lyon, qui est bien distincte... Tant pis, ce sera pour une autre fois et en attendant, je garde cette précieuse adresse parisienne. Même si vous êtes et resterez à jamais mon fournisseur préféré. :-D

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  2. A vrai dire, en considérant l'étrangeté et les moeurs douteuses du personnage, comme il aime lui-même à se définir, je ne sais pas si ce serait une idée judicieuse, hahahaha !

    :D :D :D

    Quelle chance de rencontrer un tel auteur, même si je comprends que ça doit être un peu frustrant… En ce qui concerne Lyon, tout le monde me dit que c’est une ville merveilleuse, il faut vraiment que je la visite un jour !

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    1. Oui, c'était tout de même un moment d'émotion. :) Et drôle, car il sort toujours des trucs bizarres !
      En effet, tout le monde me disait la même chose à propos de Lyon et je dois dire que j'ai adoré la vieille ville. Le centre-ville est aussi très joli, c'est le paradis du shopping. Bref, c'est à voir ! ;)

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  3. "Et drôle, car il sort toujours des trucs bizarres !"

    Hihi :D

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  4. Joli compte rendu (je rattrape mon retard sur les blogs, c'est effrayant ce que je peux accumuler !) Jamais été à Lyon, mais tu donnes vraiment envie d'y aller en tout cas. Je ris devant l'anecdote d'Ellroy ^^ (sorry!)

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    1. Lyon est une très chouette ville en effet, si tu as l'occasion, n'hésite pas ! :) Et tu as tout à fait le droit de rire devant l'anecdote d'Ellroy, on s'est pas mal bidonnés aussi après coup ! Ce mec est unique. Bizarre, mais unique.

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