mardi 18 mars 2014

Caprices de lectrice #6 : ô auteur, je t'aime !

Chers petits loups,

Diable, les caprices se sont fait rares en ces temps mouvementés... Mais ne hurlez point à la mort et rassurez-vous, les voilà qui reprennent du service ! Comme je l'avais annoncé la dernière fois, cette nouvelle et sixième édition est centrée sur la relation entre l'auteur et son lecteur, et plus spécialement sur les bons côtés et les joyeux moments de connivence que celle-ci peut offrir.
Parce qu'on a tous connu cette petite bête qui rugit dans notre ventre quand on rencontre un auteur qui nous a envoûté de sa plume, cette petite angoisse qui nous prend aux tripes quand on s'avance timidement devant la divine créature, cette petite joie quand ce dieu nous sourit et daigne s'abaisser à notre trivialité... Il y a des fois où la rencontre d'un auteur peut être magique. Il y a d'autres fois ou cela ne se passe pas vraiment comme nous l'avions imaginé... Mais patience, gardons notre venin pour la prochaine édition.

Quand l'auteur arrive en dédicace et que la foule est en délire.

Ça y est, il est làààààààà ! Cris hystériques, sourires béats, applaudissements... Bon, certes, ce genre d'accueil est peut-être réservé à une poignée de veinards comme J. K. Rowling, mais quand bien même, quand l'auteur pointe le bout de son nez, le public frémit et s'impatiente !

Et l'auteur frime...

Il y a des auteurs... comment dire ? Un peu frimeurs, non ? Lorsque certains ont une citrouille à la place de la tête, on a le droit à une entrée en fanfare, du genre « C'est moi la star ! » C'est toujours très drôle. Et un peu gênant.

Ou que ça l'emmerde d'être là...

Il y a aussi l'extrême inverse, lorsque l'auteur s'ennuie clairement et qu'il préférerait être ailleurs plutôt que de signer son petit chef-d'œuvre à la masse ignorante. Aaaargh ! Personnellement, ça a le don de me mettre hors de moi. Si le monsieur ne souhaite pas donner de sa personne, qu'il ne se prête pas au jeu et qu'il rentre sagement chez lui au lieu de nous ignorer (ou pire, d'être désagréable) comme un malpropre. Il n'y a rien de pire qu'un auteur ronchon.

Quand tu te retrouves face à un auteur que tu aimes beaucoup. Vraiment beaucoup.

Là, tu te sens un peu débile. Tu rougis, tu tripotes nerveusement tes cheveux, tu souris bêtement, tu ne sais pas quoi faire de ton corps et tu glousses quand l'auteur t'adresse la parole. Tu chéris ce moment ô combien merveilleux de te retrouver devant cet auteur mais tu as aussi conscience de te ridiculiser gentiment. Et puis flûte, c'est une preuve d'amour. En ce qui me concerne, il y a toujours un moment où je vais commettre une maladresse qui va jeter l'opprobre sur ma personne cramoisie : pile de livres qui tombe, bousculade d'un autre lecteur, incompréhension face à ce que me raconte l'auteur... Les motifs sont sans fin et sans pitié envers ma pauvre et faible personne.

Quand tu écoutes religieusement ton auteur préféré lors d'une rencontre.

Ah, que de sagesse ! C'est toujours un grand moment d'écouter un auteur que l'on admire parler de son travail et de sa façon d'écrire, de ses inspirations, de ses modèles... Et ce moment où l'auteur fait une blague et où tout le monde rit d'une même voix, quelle connivence et quelle intimité !

Quand tu ne trouves pas tes mots pour exprimer à quel point le livre d'un auteur est sensationnel.

Il y a des bouquins qui se passent de mots tant ils sont géniaux. Alors, comment formuler ton enthousiasme quand tu as la divine créature qui l'a imaginé devant toi ? Il y a des bouquins qui méritent juste un gros cri d'amour inintelligible et passionné. Souvent, le lecteur use de superlatifs à n'en plus finir et se confond en admiration. Et l'auteur le regarde, amusé et touché. Mais surtout amusé.

Quand il y a un super feeling entre l'auteur et toi et que tu ne te sens plus.

Là, c'est ZE moment ! L'auteur est super sympa, il sourit, blague, s'intéresse à toi. Oh mon Dieu, comme ton petit cœur s'accélère ! Tu es tout sourire, tu essaies de contenir ton hystérie bien cachée à l'intérieur, et tu te sens sur un petit nuage. Quand le courant passe, c'est simplement magique.

Quand tu rencontres un auteur qui a changé ta vie.

Tu as juste envie d'étouffer cette créature divine dans tes bras et de la remercier jusqu'à la fin de tes jours pour avoir illuminé quelques heures de ta vie. Amen.

*

La suite au prochain épisode.

21 commentaires:

  1. Rhhha je reste toujours comme une carpe!
    Je ne sais jamais quoi dire.... à part le bon vieux nul "rhoo il était bien votre dernier livre. c'est quand le prochain?!"
    oui très nul comme question...

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    1. Je te rassure, je suis pareille ! Je me dandine, je rougis, je ne sais pas quoi dire, je suis tellement nerveuse et gênée que je ne comprends rien à ce que l'auteur me dit... Bref, c'est assez lamentable, à chaque fois. Heureusement, certains sont indulgents. :)

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    2. rhoo cette vilaine timidité :-)
      Baah c'est pareil quand je me retrouve en discussion "de vive voix" avec des copines bloggueuses :-)

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  2. Je n'ai jamais rencontré d'auteurs que je vénère, faut dire que beaucoup sont morts (^^) et le reste est pour la plupart anglophone et comme je ne vis pas dans une grande ville, pas encore eu l'occasion...Mais si un jour j'ai la chance de croiser Jasper Fforde ou J.K Rowling il y a des grandes chances que je sois dans cet état-là XD

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    1. Arf, c'est sûr que pour le coup, c'est difficile d'obtenir une dédicace posthume... Mais c'est tellement frustrant, parfois ! Je dois avouer que je me rue aussi sur les auteurs anglophones quand ils se rendent en France, c'est l'avantage d'habiter juste à côté de Paris ! Mais ma grande déception personnelle reste de ne pas avoir d'un petit bout de J. K. Rowling également... Cela dit, je n'ai pas dit mon dernier mot ! :)

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  3. "Il n'y a rien de pire qu'un auteur ronchon »

    Ca ne m’est pas encore arrivé, mais ça ne doit pas être très agréable ! :D


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    1. Ahhh, tu as eu de la chance !
      Moi ça m'est arrivé quelques fois et je me suis sentie bien gênée... et un peu outrée quand même. Parce qu'on ne se sent pas aimé et c'est vexant. :D (Oui, c'est mon complexe affectif qui parle...)

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  4. J'adore toujours autant vos intitulés et le choix de vos animations !

    Elles sont juste parfaites ( humour quand tu nous tiens ! ) et mettent tout à fait en valeur votre propos. Un vrai régal à lire et pour les zygomates aussi ...

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    1. Merci infiniment, ma chère Constance, je suis ravie de vous offrir ce petit moment de détente s'il parvient à vous faire sourire ! :)

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  5. Hu hu ^^Non, mais c'est tellement vrai !! Bon, je n'ai pas encore eu l'occaz' de me retrouver devant un auteur désagréable, mais je compatis, c'est franchement nul !
    Mon dieu, j'adore tes gifs Orgueil et préjugés. Ca devait être dit (surtout cette version-là...) (oui, je sais, je fais ma fangirl)
    et sinon, y'a aussi la version du fan silencieux, parce qu'il ne sait pas quoi dire à son auteur favori (ce sera moi quand je rencontrerai GRR Martin !!)

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    1. Héhéhé, serais-tu une autre inconditionnelle de Darcy version Matthew Macfadyen ? Je crois que je ne m'en lasserai jamais de ma vie... Fangirl à fond et assumé !
      Ah tiens, zut, j'aurais dû dénicher un petit gif de fan silencieux, en effet... Du genre, prosternation qui se passe de mots ? :D On sent ta détermination pour GRR Martin, c'est "quand" et pas "si"... Go for iiiit !

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    2. Que veux-tu, il faut bien que je me dise "un jour...." ;-)))
      Et oui, j'avoue, je préfère Macfayden (parce que Firth, c'est bien, mais bon comment dire... Enfin tu vois ^^)
      Bon lundi Mamzelle!

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    3. Vive Matthew Macfayden ^^
      Très sympa l'article, très vrai !
      Il y a aussi l'auteur timide auquel on veut parler mais la conversation est difficile à engager :) C'est trop mignon !
      Pour les auteurs désagréables, j'en ai vu quelquefois, j'ai fait demi-tour et j'ai pas fait faire ma dédicace. Non mais.

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    4. Alors, là, j'approuve et je tape des pieds : Macfadyen éclate littéralement ce bon Colin Firth, qui ne fait pas le poids devant tant de grâce et de beauté... Enfin, ahem, que disions-nous ?

      Tout juste, Aelys ! Je n'ai pas pensé à l'auteur timide... Je le garde sous le main pour la prochaine édition, car c'est vrai que c'est craquant. J'admire ton cran contre les auteurs désagréables, et tu as bien raison !
      Tiens, tiens, d'ailleurs, tu ne devineras JAMAIS quel livre j'ai commencé hier soir... Mmmh ? :)

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    5. Euh... *gloups* Non, je ne vois pas... ^^
      Tiens, c'est marrant, j'avais oublié cet article, et puis je retombe dessus, et tu as dû m'inspirer insconsciemment parce que j'en ai fait un entre temps sur l'autre côté de la table : l'auteur qui va sur un salon pour dédicacer ^^

      En tout cas, à la deuxième lecture, je ris toujours autant ! :)
      Et je m'éclipse parce que c'est stressant de voir mon livre qui se fait dévorer, à droite de l'article ^^ (Un peu de sauce pour aller avec ?)

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    6. Oh, c'est rigolo, je vais aller voir ton article de ce pas ! :D
      Mmmh, je prendrais bien un peu de sauce à la Myriam pour accompagner le tout et punir la vilaine, hahaha (rire démoniaque)... Plus sérieusement, je peux tout de suite te rassurer concernant la bête, elle a été très bien apprivoisée... La chronique déboulera ce week-end, beware ! :)

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    7. Ah ah, bien choisi, mais je ne sais pas si ce sera très digeste... ^^
      Je scrute ton blog, alors :-p

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  6. J'adore ton article qui résume bien effet la situation!;) J'adore le gif de la petite sirène et d'Elizabeth et Darcy ;)

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    1. Merci à toi pour ce petit mot, Misspendergast, je suis ravie que ça te plaise ! J'ai vu en effet que tu as une certaine affection envers Jane Austen... Ça ne pouvait que te parler !
      Au plaisir de te recroiser par ici ! :)

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  7. J'ai fait peu de dédicaces, c'est vrai ; mais aucun auteur ne faisait son frimeur (ouf !). Ahah, sinon comment ne pas se reconnaitre dans Ariel avec ses pupilles dilatées ? ;) Le pire, je crois, c'est quand tu ne peux pas communiquer avec lui, car tu ne maitrises pas l'anglais (snif).
    Un billet très juste, huhu. J'aime beaucoup !

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    1. Thanks Acr0 !
      Arf, oui, c'est sûr que ce doit être terriblement frustrant de ne pas pouvoir échanger avec un auteur étranger... J'ai de la chance, je parle bien anglais mais si j'étais devant un auteur russe ou asiatique, je ferais moins la fière et je partirais bredouille !

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