dimanche 16 juin 2013

Le Dernier Été, Ann Brashares

Amis lecteurs,

Un petit mot ! Ah les vacances, j'en avais presque oublié le goût ! Les partiels sont enfin finis et le semestre également ; me voilà donc libre comme l'air, libre de lire ce que je veux. Je vous prie donc de pardonner mon manque d'activité ces dernières semaines, mais il faut blâmer les révisions et les examens pour cet inconvénient.
Puis, j'ai décidé de donner un léger coup de neuf au blog en changeant la présentation des visuels de couverture. Je trouve en effet celui que j'utilise actuellement (une première de couverture basique), certes simple et hautement pratique, hélas impersonnel et sans dynamisme. J'opte donc pour une présentation stylisée, en exhibant ledit livre en contexte et en l’occurrence, entre mes mains, en espérant que cela vous plaira. N'hésitez pas à partager votre avis, je suis preneuse.
* * *

Cette première année universitaire a changé bien des choses, nos quatre inséparables amies s'en sont hélas rendu compte. En effet, pour la première fois, elles n'ont pas pu se réunir au complet durant l'année scolaire. Au lieu de se dire au revoir pour les vacances comme les années précédentes, les filles vont tenter de concilier leurs projets afin de se réunir. Mais impossible, chacune a des projets bien définis qui ne coïncident guère avec ceux de ses comparses. C'est donc penaudes que Lena, Tibby et Bee repartent du club d’aérobic en ce début d'été, n'ayant pas pu réaliser le rite du jean magique dans les règles de l'art. Carmen s'engage ainsi au sein d'un festival de théâtre, non pour un premier rôle mais plutôt comme faire-valoir, Bee s'envole pour des fouilles archéologiques en Turquie, Tibby poursuit un séminaire d'écriture de scénario pour l'été à la fac de New-York et Lena continue également ses cours en atelier. Il semblerait donc bien que chacune doive affronter ce nouvel été seule... Mais le jean magique, malin et toujours plein d'amour, réserve toujours des surprises.

Dès les premières lignes, cet été ne s'annonce pas comme les autres, et pour cause, il s'agit du Dernier Été, l'ultime, le point final de cette série aussi prenante que rafraîchissante. C'est donc le cœur lourd que j'ai entamé, un an après avoir lu les trois premiers tomes, le dernier volume des aventures de ces quatre nanas qui me sont devenues si chères. Et quel voyage ! Alors, attention pour les non-initiés au jean qui n'auraient pas dévoré les tomes précédents, rengainez gentiment vos yeux car SPOILERS !

Lors du Troisième Été, nous avions quitté les quatre amies sur une voie calme et sereine, chacune ayant trouvé son bonheur avec l'université de son choix et tout semblait commencer pour le mieux pour cette nouvelle étape de la vie de nos quatre habitantes de Bethesda, bientôt dispatchées sur la côte est. Et pourtant, cette première année à la fac ne s'est pas déroulée comme prévu. Avant cela, les filles passaient l'année collées ensemble au lycée, mais cette fois-ci, elles se sont retrouvées éparpillées loin les unes des autres. Par conséquent, elles ont continué à se transmettre le jean pour perpétuer la tradition en ces temps de solitude. Pas une fois elles ne sont parvenues à se voir toutes les quatre, leurs emplois du temps ne concordant jamais, et c'est donc avec impatience que nos amies attendent de s'enlacer de nouveau au début de l'été.
Cependant, tout tombe à l'eau lorsque Carmen leur fait encore une fois faux bond. Toute l'année, celle-ci les a esquivées comme un pâle fantôme, et c'est une Carmen tout autre que nous découvrons dans ce tome, timide et invisible, tapie dans l'ombre de sa glorieuse et lumineuse nouvelle amie Julia, la théâtrale. Comme tout bon faire-valoir, Carmen décide de s'inscrire au festival de théâtre auquel Julia se rend cet été dans l'espoir d'être sélectionnée dans une pièce célèbre. Néanmoins, Carmen ne souhaite pas occuper quant à elle le devant de la scène et lui préfère les coulisses. Curieux, pour cette fille au caractère fort et qui a toujours eu un sens très théâtral... Sans Carmen, la célébration du rite du jean magique au club d'aérobic perd donc tout son sens, et les trois autres amies restent quelque peu hésitantes sur la marche à suivre : que faire cet été puisque elles ont continué de s'envoyer le jean toute l'année ? Finalement, elles décident de ne pas rompre le cycle et se quittent avec une certaine tristesse.
Chacune part ainsi de son côté, mais leurs routes, si éloignées peuvent-elle paraître au début, finiront par se rejoindre à la fin, toujours grâce à ce jean magique indétrônable qui ne manque pas de ressort. Le voyage de Bee est certainement le plus exotique ; partie en Turquie faire des fouilles archéologiques, elle doute sérieusement sur la nature de ses sentiments envers Eric, et encore davantage lorsqu'elle rencontre Peter, son responsable, trentenaire séduisant mais... marié et avec des enfants. De son côté, c'est le chaos amoureux pour Tibby. Au début, sa relation avec Brian est au beau fixe, mais lorsqu'ils franchissent l'étape ultime de leur amour, ils se retrouvent plongés dans une inattendue descente aux enfers. En effet, la fragile Tibby panique et, dans son manque d’assurance habituel, elle rejette celui qu'elle aime le plus au monde. Enfin, Lena poursuit studieusement ses études en prenant des cours de dessin dans un atelier où elle rencontre un certain Leo, un étudiant dont le talent et la beauté lui tournent rapidement la tête. Alors qu'elle fait toujours le deuil douloureux de sa relation impossible avec Kostos, Lena s'éprend vite du jeune homme, et se surprend même à oublier son premier amour avec plus de facilité que prévu... Jusqu'à ce que celui-ci frappe à sa porte un beau jour et chamboule à nouveau toute sa vie.

Ce dernier été s'avère donc aussi chargé en émotions que riche en rebondissements, et nos quatre amies vont devoir affronter de multiples obstacles, à commencer par celui de la distance, du doute, mais aussi de la maturité et d'un double deuil, celui de l'amour et de la jeunesse. Les filles ne sont plus les ados du début de la série, elles se sont métamorphosées en de belles jeunes femmes qui ont expérimenté aussi bien l'amitié que l'amour et en sortent transformées, plus aguerries et mieux armées pour le futur. Nos quatre amies ont en effet bien grandi depuis le premier été, et c'est avec une pointe au cœur que nous les laissons là, au seuil de l'âge adulte. On aimerait pouvoir les suivre encore un peu dans leur évolution, leur tenir la main et pouvoir épancher leurs larmes dans les moments difficiles... Miracle, Ann Brashares a entendu notre vœu secret ! C'est avec une impatience mêlée d'appréhension que je me jetterai sur le cinquième tome, Quatre filles et un jean pour toujours, paru l'année dernière. Heureusement, l'aventure n'est pas encore ponctuée de son point définitif et un nouveau bout de chemin nous attend avec Lena, Tibby, Bee et Carmen. L'échéance est ainsi repoussée, tout comme les difficiles adieux à ces personnages uniques, et il me tarde de retrouver mes quatre copines, cette fois-ci, peut-être pour la dernière fois...
Ainsi, ce dernier tome se révèle très réussi et riche de scènes tantôt appétissantes, tantôt bouleversantes, ainsi que de dialogues plein de verve et d'humour, où transparaissent la fraîcheur et l'évolution de ces quatre filles attendrissantes et authentiques, avec leurs défauts, leurs doutes, leurs failles et leurs erreurs. L'apprentissage de la vie est pénible et douloureux, mais les filles s'en sortent, essuient des échecs et vont de l'avant, grâce à cette amitié si profonde et, bien sûr, grâce à au jean magique qui concrétise le lien impérissable qui les unit. Celui-ci réserve par ailleurs une fin pleine de surprise, imprévisible et teintée d'une certaine mélancolie. Jusqu'à la fin, il use de ses incroyables pouvoirs pour réunir nos quatre amies, soudées à bloc et pour toujours.
Avec Le Dernier Été, Ann Brashares met ainsi un terme à une aventure extraordinaire, sucrée mais jamais mielleuse, et toujours avec ce don et cette simplicité qui font brûler le lecteur, avide de tourner ces pages pleines d'amour, d'humour et de tristesse — en un mot, pleine de vie. Une fresque adolescente à découvrir et redécouvrir sans risque de lassitude, à tous les âges, et qui restera à jamais gravée au plus profond de moi, où un peu de Tibby, de Lena, de Bee et de Carmen continue de vivre et de s'épanouir. Car ces quatre copines sont devenues les miennes et font désormais partie intégrante de ce que je suis, et c'est avec une infinie tendresse que je me souviendrai d'elles à l'avenir, car j'ai pris un rare plaisir à les accompagner tout au long de ces fabuleux étés.
Une magnifique leçon de vie.

Quatre filles et un jean : Le Dernier Été, Ann Brashares, Gallimard Jeunesse.

3 commentaires:

  1. Je valide ! Je vois que tu te souviens bien de tes cours de PAO, au passage, c'est bien ! J'aimerais avoir le courage de faire pareil.

    J'admire de plus en plus ton blog, ma petite Flora !

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    1. Mmmmmmmh, tu es adorable ma petite Emily et tes compliments me touchent énormément ! En effet, j'ai toujours eu le goût de la PAO donc j'ai de bons souvenirs des cours, et je remercie le lasso magnétique (ou le "lazzo", héhé) - fort pratique - pour cette petite retouche !

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  2. Son accent italien me manque...le personnage, moins !

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