samedi 3 octobre 2015

Le blog s'en va hiberner…

Coucou mes petits loups,

Ouh là, il faudrait passer un petit coup de balais par ici, c'est que la poussière s'accumule…
Comme vous avez peut-être pu le remarquer, le blog est légèrement mort comateux, ces derniers temps. Et au vu des messages tout mignons et parfois un peu inquiets que j'ai reçus de la part d'autres blogueurs et de lecteurs ces derniers mois, je me suis dit que ce serait sympathoche de vous expliquer le pourquoi du comment afin que je puisse aller enfouir ma tête sous un gros plaid tout l'hiver en toute tranquillité.


Je vais essayer de ne pas écrire une tartine (on arrête de rigoler dans le fond), mais vous me connaissez. Pour faire bref et franc, je n'ai plus envie de bloguer depuis le mois de juillet. Tout simplement, l'envie et la motivation ont fait « Pshiiit » et se sont gentiment carapatées. C'est un peu tristoune, mais pas trop non plus, en fait, parce qu'en mettant le blog de côté, j'ai vachement plus de temps pour lire (paradoxe, quand tu nous tiens), et depuis cet été, je me suis recentrée sur des choses plus simples, mais aussi plus essentielles, et je me sens pleinement heureuse.

Avant l'été, j'ai fait un peu une overdose d'Internet, et j'avais envie et besoin de sortir, de profiter de mes proches, de regarder des films et des séries, de lire quand je voulais, et surtout, de lire sans obligation de faire une chronique dès que je refermais le bouquin (même si on est d'accord, cette obligation, je me la rajoute toute seule comme une grande). Mais il n'empêche, le blog devenait une contrainte, et zappait mon plaisir de lecture. Prendre du recul loin de la blogosphère, dans laquelle je ne me reconnais plus trop ces derniers temps, et d'Internet et des réseaux sociaux en général, m'a donc fait un bien de fifou. J'ai arrêté mes partenariats, j'ai arrêté d'acheter des livres (si, si, je vous jure), et depuis, j'ai envie de dévorer tous les bouquins de ma bibliothèque qui traînent depuis des millénaires, et je lis avec un réel plaisir retrouvé. Et je peux vous dire que c'est un peu l'orgie livresque depuis, youhou !

Alors, je vais continuer à vivre ma vie de sauvageonne de l'ancien temps pendant encore quelques temps. Et peut-être que je reviendrai plus tard. Peut-être pas. On verra ! Je ne m'impose aucune pression, aucun délai, et c'est rudement cool.

Ne vous faites donc pas de mouron : je ne suis pas morte, seulement en train de profiter à fond de la life. Alors sans plus attendre, je retourne à mon antre, je vous dis peut-être à bientôt et je vous fais des tas de poutoux !

Flora

vendredi 7 août 2015

Widdershins : Le Pacte brisé, Ari Marmell s'emberlificote dans ses acrobaties


Widdershins, bien éprouvée par ses derniers démêlés avec le monde des ténèbres, a quitté la cité de Davillon et ses fidèles amis. En souvenir d'un vieil ami, Shins se jette à corps perdu dans une enquête impliquant des Maisons rivales, une troupe de brigands surnommée les Mille Corbeaux, une famille déchirée par la jalousie… et un jeune aristocrate impétueux et maladroit qui s'obstine à vouloir aider la voleuse ! Et pendant que Widdershins est occupée à remettre un peu d'ordre dans la petite bourgade d'Aubier, un de ses anciens adversaires refait surface à Davillon, bien déterminé à se venger… 


Ah, Widdershins… J'ai l'impression qu'on est un peu des vieilles copines, elle et moi. Honnêtement, je sautillais d'impatience à l'idée de la retrouver, parce qu'en voilà une super héroïne bad-ass à souhait et à la langue bien pendue ! Et ça court pas les rues, croyez-moi. J'avais adoré Le Pacte de la voleuse, et agréablement savouré Le Pacte du mensonge, même si j'avais trouvé ce deuxième tome un poil en dessous du premier. J'avais donc bon espoir pour Le Pacte brisé, car il est de coutume dans les séries que le troisième tome vienne relever et pimenter l'aventure. Hélas, à force de faire des saltos et des roulades à n'en plus finir et à se perdre dans des manigances fumeuses, notre bonne vieille Widdershins s'emmêle un peu les pinceaux et finit par se prendre une belle gamelle. Et c'est vraiment dommage.

Dans le premier tome, j'avais adoré Shins, sa verve, son look, sa bad-ass attitude qui envoyait du pâté fait maison et tout ça. Au bout de trois aventures, elle n'a pas changé d'un pouce, et elle est toujours aussi « bim-dans-ta-gueule ». Donc, là-dessus, Shins et moi, on n'est pas fâchées, parce qu'elle est décidément trop cool. Ce qui me chagrine, c'est tout ce qu'il y a autour. Ari Marmell a l'habitude de nous lâcher tête la première dans l'intrigue sans filet de secours — ou si on veut se la péter, « in medias res » (t'as vu, je sors mon latin). Donc on a l'habitude de pas tout piger au départ, et il faut patienter pour mettre toutes les pièces du puzzle en place. Ce qui ne me dérange absolument pas d'habitude. Sauf que dès le début, Ari Marmell nous écrase le nez dans un imbroglio politico-religieux dont je suis loin d'avoir saisi tous les tenants et les aboutissants. Et pour être franche, ça m'a autant ennuyée qu'agacée. Parce que les complots politiques et religieux bien clichés de la fantasy, j'en ai ma claque. En outre, l'auteur étant un peu avare sur le fonctionnement précis de Davillon et des dieux de son fameux Pacte sacré, on a l'impression de ne pas avoir toutes les clefs pour bien comprendre cette intrigue. Bref, ça partait pas super bien, mais heureusement, une autre intrigue, plus versée dans l'aventure et l'action (mais avec aussi sa part de complot entre les Maisons), prend ensuite le relais.


Mais là encore, l'intrigue m'a semblé brouillonne, pas claire, et un peu hasardeuse. Alors qu'il nous avait habitués à une certaine souplesse, Ari Marmell use de ficelles bien trop grosses et bien trop faciles. Je pense notamment à la révélation qui secoue la famille Delacroix (ceux qui l'ont lu comprendront), qui m'a paru totalement tirée par les cheveux et sortie de nulle part. J'ai eu l'impression que l'auteur s'est dit : « Bon, comment je m'en sors maintenant ? Ah tiens, je vais essayer ça et puis on verra si ça marche ». Eh bien, non, Ari chéri. En tout cas, pas pour moi, désolée. Pour couronner le tout, j'ai trouvé ce tome bien trop long, avec des retournements et des aventures qui, bon sang !, n'en finissaient pas (alors qu'on aimerait bien justement que ça se finisse).

L'intrigue mise à part, l'humour de la plume d'Ari Marmell aurait pu relever le tout et me faire passer un bon moment. S'il est vrai que j'ai souri et gloussé lors de quelques répliques bien senties, je suis néanmoins restée de marbre pendant la quasi totalité du roman. Parce que, si le premier tome était fluide au possible, la plume de l'auteur m'a cette fois semblé lourde, un peu pompeuse, et surtout, artificielle. Outre les nombreuses descriptions qui m'ont profondément ennuyée et qui n'apportent rien au récit, je n'ai pas été sensible aux joutes verbales des personnages, pourtant si savoureuses dans les précédents tomes. À commencer par les dialogues à sens unique entre Shins et Olgun, son petit dieu de poche. J'avais adoré découvrir leur relation dans le premier tome, mais une fois l'effet de surprise passé, leur petit jeu de reparties m'a profondément lassée, car il se répète sans cesse. Côté personnages, il n'y a que le jeune aristocrate empoté, Cyrille, qui se démarque et s'est attiré ma sympathie. Il faut dire qu'Ari Marmell a le fâcheux don de tuer tous les personnages que j'aime. C'est pas bien, Ari.

Bref, malheureusement (et ça me coûte de l'avouer), ce troisième tome des aventures de Widdershins est un échec cuisant. L'étincelle ne s'est pas allumée, et le récit, malgré toute l'action qu'il met en scène au point de saturer le lecteur, est resté mort, sans vie. Je suis profondément déçue, car Shins était une héroïne pour laquelle j'avais une grande affection, mais elle n'a pas su raviver ma flamme pour ses aventures, qu'elle continuera sans moi.

Le Pacte brisé (Widdershins, T. 3), Ari Marmell.
Lumen, 2015, 408 pages.

jeudi 16 juillet 2015

Sorcières !, le livre des ombres de Julie Proust Tanguy


« Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière ! » Qui n'a jamais chuchoté ces mots interdits dans son enfance, dans l'excitation et la frayeur de voir apparaître une vieille bique toute voûtée avec des verrues plein la face et une pauvre dent solitaire toute moisie ? Je peux vous dire que j'ai essayé. Plein de fois. Mais bon, vous et moi, on sait que les sorcières, c'est un peu comme le père Noël. Ouais, je sais, c'est triste. Enfin, ça ne m'a jamais empêchée de rêver d'être une sorcière, alors, un bouquin rien que sur elles, pour leur rendre à la fois vérité et hommage, je ne pouvais que brûler (mouhahaha) d'envie de m'y plonger. Avouez, ça vous tente aussi, hein ? Allez, hop ! On enfile son chapeau pointu, on enfourche son balai et c'est parti pour faire la teuf au sabbat !

Avant de mettre les deux pieds dans le chaudron, laissez-moi être un brin superficielle et m'extasier devant la beauté de l'objet livre. Comme d'habitude chez les Moutons électriques qui façonnent toujours de superbes ouvrages, celui-ci vaut honnêtement son pesant d'or rien qu'avec son titre fluorescent qui pète aux yeux comme un sortilège sorti de Harry Potter, son cahier couleur de début d'ouvrage et l'iconographie extrêmement riche qui nourrit les pages d'intérieur (peintures, illustrations, schémas, photographies… il y  a de quoi satisfaire ses mirettes). Foi de Flora, vous en aurez pour votre argent.

Passons maintenant au plat de résistance (la vache, c'est que je suis bigrement bavarde !) ; le contenu de ce joli chaudron. Julie Proust Tanguy nous propose de nous initier à l'histoire des sorcières à travers les âges, mais surtout à l'évolution de la perception de ces pauvres bougresses au fil des siècles. Le tout de façon accessible, claire et didactique — et avec un poil de fantaisie. Si, comme moi, la prose universitaire obscure et barbante vous tétanise d'effroi, soyez rassurés, on se laisse ici porter par la plume de l'auteure sans effort. Et la passion de Julie Proust Tanguy est sacrément communicative !


Découpé en cinq parties, l'ouvrage nous offre tout d'abord un ticket pour l'Antiquité, d'où émergent les premières figures de sorcières sous les traits des guérisseuses, herboristes et sages-femmes, avant de sauter dans les âges obscurs du Moyen Âge, où il va falloir s'accrocher car la pauvre sorcière en voit de toutes les couleurs avec la misogynie croissante et sa nouvelle parenté avec le diable, apportées par le christianisme. Puis, contre toute attente, la Renaissance s'annonce comme la pire des périodes pour notre amie ensorceleuse. En effet, c'est à cette époque pourtant synonyme de progrès que les bûchers flamboient avec le plus d'ardeur et que l'Inquisition vient apporter ses joujoux de torture sympathiques. Cette partie évoque également le fameux et passionnant procès des sorcières de Salem, mais aussi l'apparition des sorcières dans les contes et dans la sphère de l'enfance, jusqu'à la naissance du vaudou, incarné par la grande prêtresse Marie Laveau de la Nouvelle-Orléans ! Place enfin au XIXe siècle, où la sorcière commence à se libérer et devient une figure romantique, avant de devenir une créature purement imaginaire mais bien plus sympathique, voire drôle et comique comme Ma Sorcière bien-aimée, aux XXe et XXIe siècles.

Avec une foultitude d'anecdotes surprenantes, bizarres et souvent très drôles — comme cette tactique pour empêcher la grêle de saccager les récoltes au Moyen Âge et qui obligeait quatre femmes à se coucher sur le dos pour faire peur aux démons en montrant leur vulve au ciel… mais bien sûr ! —, Julie Proust Tanguy nous dévoile ainsi le sort de ces femmes qui, pour seul crime, possédaient un savoir qui échappait aux hommes (notamment la médecine féminine) ou bien étaient trop sensuelles ou libérées pour les bonnes mœurs de l'époque. Franchement, les hommes et la religion ont fait de sacrés dégâts, et je plains ces pauvres filles qui se sont retrouvées sur le bûcher ou le gibet simplement parce qu'elles étaient des jeunes filles séduisantes ou des vieilles mémés un peu chelous. Je réclame vengeance ! Bref, pardon, je m'emporte un peu.

Julie Proust Tanguy maîtrise son sujet sur le bout des ongles, même si j'ai parfois trouvé qu'elle s'égarait un tantinet du sujet strict de la sorcière pour aller s'intéresser à d'autres créatures, comme les sirènes, ou à la place de la femme dans la société de façon plus générale. Mais quel que soit le sujet, Julie Proust Tanguy analyse les faits de façon passionnante, alors on en redemande ! Croix de bois, croix de fer. Si je mens, je vais en enfer !

Sorcières !, Julie Proust Tanguy.
Les Moutons électriques, collection la Bibliothèque des Miroirs, 2015, 248 pages.

dimanche 12 juillet 2015

Ce qui nous lie, Samantha Bailly tisseuse de bonne aventure


Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie « normale », celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore. Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.


L'envie de découvrir la plume de Samantha Bailly me titille depuis un bon bout de temps. De la fantasy à la romance en passant par la jeunesse et le contemporain, la demoiselle touche à tout, et je dois dire que ça me plaît. Pas d'étiquette, pas de ligne droite, mais des chemins détournés, sinueux. Une toile qui prend divers embranchements, en quelque sorte. Pour mon initiation, j'ai donc jeté mon dévolu sur Ce qui nous lie. Je n'en avais entendu que du bien, alors, à sa sortie en poche, j'ai fait ma fille facile et j'ai cédé.

Je dois avouer qu'en ouvrant pour la première fois Ce qui nous lie, je ne savais pas à quoi m'attendre. Et j'ai été surprise. Un poil déroutée, même. Tout d'abord, par cette alternance entre les temps — passé, présent, futur —, dont je ne suis pas fan d'ordinaire, parce que ça a tendance à me perdre et à me faire décrocher. Mais une fois installée douillettement dans le petit monde d'Alice, je me suis laissée prendre au jeu, et j'ai sauté d'un temps à l'autre avec plaisir, découvrant petit à petit les pièces du puzzle pour les imbriquer ensemble.

Puis, j'ai été surprise par la touche de fantastique qui vient bouleverser cet univers si réel. Je n'avais plus du tout le résumé en tête, et je suis donc tombée des nues en découvrant qu'Alice possédait un don, celui de voir les liens entre les gens comme une grande toile lumineuse. Honnêtement, je trouve ce concept brillant, et j'imagine que ça doit être sacrément bizarre de déceler les liens de nos proches, de nos connaissances et de tous ceux qui nous sont inconnus. J'ai apprécié le fait qu'Alice ne sache pas appréhender son don, le subisse, ou s'en serve à mauvais escient. Parce qu'elle est une simple humaine et que ça la dépasse. Et pourtant, j'ai eu un peu de mal à y croire, ce soupçon de magie détonnant dans ce monde réel parisien qui est très « anti-magique » à mes yeux. Au fil de l'histoire, je me suis laissée peu à peu convaincre, mais sans jamais m'abandonner complètement à cette touche surnaturelle. Cela dit, je ne pense pas que ce soit grave, car cette note fantastique me semble plus un prétexte pour explorer les relations d'autrui et surtout, farfouiller dans le cœur et les pensées de notre héroïne. Et là, convaincue, je l'ai été à 100 %. Oui mam'zelle !


Parce que Ce qui nous lie sonne incroyablement juste (même si je n'aime pas ce mot, bien trop utilisé pour décrire un livre quand on ne sait pas trop quoi dire, en fait). Parce que Samantha ne fait pas un joli livre, elle décrit la vraie vie. Vous savez, ces pensées qu'on n'ose pas s'avouer, ces réflexes dont on a honte, ces envies irrépressibles mais que l'on tente d'enfouir bien profond. Les trucs pas super glorieux qu'on ne voit pas dans les livres, d'habitude. Idem pour la vie parisienne, ce quotidien gris sans saveur qui n'a rien de romantique et qui, je l'avoue, me pèse de plus en plus. Le tout étant saupoudré de références culturelles contemporaines — forcément, quand on entend au détour d'une ligne les premières notes d'une chanson de Britney Spears ou de Lana Del Rey, ça me parle et je me mets à me dandiner. Du coup, je n'ai pas eu l'impression de lire un livre, mais de vivre un petit bout de vie par procuration.
Bien sûr, je ne peux pas parler de Samantha Bailly sans évoquer sa plume. On me l'avait vantée comme belle et poétique, et je ne peux que confirmer à mon tour. Simple, jolie, tantôt douce, tantôt brutale, mais lumineuse, la plume de Samantha Bailly se lit sans effort et se dévore.

En bref, Ce qui nous lie est un roman bizarrement « normal », sans fard ni paillettes, qui décortique avec beaucoup d'honnêteté et de finesse les relations entre les gens. Et, même si certaines scènes sont sombres, tristes et tragiques, je trouve que le livre dégage une incroyable lumière, à laquelle on a envie de s'accrocher. Je n'ai pas eu le coup de cœur de beaucoup d'autres, car je lui ai trouvé des petits défauts. Mais comme chez une personne humaine : des défauts attachants. En fait, je pense même que j'ai bien fait de m'initier à la plume de Samantha Bailly avec Ce qui nous lie, car avec le recul, j'ai l'impression que c'est celui-ci qui était le moins susceptible de me toucher. Maintenant, je brûle de découvrir ses autres livres car je suis sûre que la lumière de Samantha Bailly, étoile filante de la nouvelle génération d'auteurs francophones, saura m'atteindre en plein cœur.

Ce qui nous lie, Samantha Bailly.
Milady, 2014, 288 pages.

dimanche 28 juin 2015

Nos étoiles contraires, John Green : la faible lueur d'une étoile mourante


Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

★ ☆ ★

Si vous traînez de temps en temps par ici, vous savez certainement que je suis une rebelle de la vie. (Ou une fille qui procrastine allègrement, au choix.) Alors, quand un roman fait un méga tapage de la mort, ça m'intrigue mais ça me fait aussi flipper, et en général, j'attends que l'euphorie se calme gentiment pour m'y intéresser à mon tour, à tête reposée. En ce qui concerne Nos étoiles contraires, ZE roman young adult qui a fait chialer la planète entière l'année dernière avec la sortie du film éponyme, je n'ai pas dérogé à la règle, et j'arrive donc une fois la bataille terminée et tous les personnages crevés. Nan j'déconne, vous en faites pas. Alors, voilà. C'était le moment de vérité. Et ben, comme d'habitude quand on fait tout un foin d'un roman, j'en suis sortie déçue. Avec comme l'impression d'être passée à côté.

Bon, OK, j'avoue qu'en fait je me suis pris le spoil de l'année en feuilletant bêtement le bouquin il y a quelques mois alors que j'hésitais à le lire. Je voulais juste regarder le nombre de pages, en toute innocence (si, si, je vous le jure), lorsque — PAF ! — je suis tombée COMME PAR HASARD sur le début du chapitre 21. Juste LE chapitre sur lequel il ne faut pas tomber. (Ceux qui l'ont lu sauront pourquoi, et si par malheur vous ne l'avez pas lu, ne faites pas ça chez vous les enfants.) En gros, ça m'a un peu tout ruiné, mais bon, je me doutais bien que ça finirait pas sur un petit nuage rose donc j'ai pris mon courage à deux mains, je me suis « Bon, fuck it et let's go » et en voiture Simone. Ou plutôt Hazel.

Bref. Cette fâcheuse boulette mise à part (vous avez le droit de m'applaudir), j'ai décidé de sauter le pas coûte que coûte, et de me faire ma petite opinion de paria. Et je dois dire qu'au début, j'étais plutôt séduite. La raison, en un mot : Hazel. C'est vraiment elle qui m'a le plus touchée dans cette histoire, et pas parce qu'elle est poignante ou émouvante (même si elle l'est), mais parce que Hazel est juste une ado de 16 ans normale. Avec un cancer, une bonbonne d'oxygène et des tuyaux dans le pif, OK, mais elle garde cette fraîcheur, un humour totalement inattendu, qui m'ont prise au dépourvu. Alors que tout dans sa vie n'est pas franchement jojo, elle sort des reparties pleines de piquant et de vivacité qui m'ont bien souvent fait sourire. Et j'ai trouvé ça rudement cool qu'on ne s'apitoie pas sur le sort des cancéreux, mais qu'au contraire, John Green montre une réalité ordinaire, avec ses hauts et ses bas, et la vie qui continue pour les autres.


En revanche, j'ai carrément moins accroché avec Augustus (what the fuck ce prénom, déjà ?! Vous imaginez dire : « Bonjour, je m'appelle Augustus » ? Clairement, NON). S'il est clair qu'Augustus est attiré par Hazel à la seconde où il pose les yeux sur elle, je dois dire que, comme Hazel, je ne comprends pas trop pourquoi. OK, Hazel est cool et pas banale, mais j'ai trouvé Gus trop empressé pour que ce soit crédible. J'aurais préféré qu'ils se tournent davantage autour, qu'ils se cherchent. Or, Augustus est déjà crazy in love (tiens, voilà que Beyoncé se tape l'incruste !) et fait tout le boulot de la séduction, et c'est dommage. Ça manquait de subtilité. OUI, j'ai osé le dire ! Et v'lan ! Cela dit, j'ai trouvé les doutes de Hazel beaucoup plus fins, notamment lorsqu'elle se considère comme une grenade prête à exploser. Enfin, pour avoir lu des tas de fois le fameux « OK ? OK » sur le net ou ailleurs, je dois avouer que les mots avaient perdu tout leur sens quand je les ai lus et je n'ai pas été touchée comme j'aurais voulu l'être. J'étais un peu genre : « Ah  ? Bon, bah OK alors… »

Quant au projet fou qui va les réunir, je dois dire que là, John Green m'a totalement perdue. J'ai trouvé ça franchement chouette que les deux éclopés de la vie se retrouvent dans un bouquin, et si le projet est à l'origine assez romantique et rocambolesque, il ne tient clairement pas debout dans la pratique. Et ce manque de réalisme, encore une fois, m'a déçue et m'a éloignée du roman et de ses personnages. Toute la partie du livre qui se déroule à Amsterdam m'a semblé décalée, trop grosse pour être crédible, et bien trop clichée — les canaux, les gens à vélo, le dîner avec le champagne et tout, les bidules des arbres qui volent… Mouais, too much !

Alors, voilà. Un bilan pas bien brillant. Je ne suis pas restée totalement insensible à cette histoire qui reste émouvante (je n'ai pas un cœur de pierre, non mais !), et j'ai beaucoup apprécié le traitement de la maladie, tout en retenue, en subtilité cette fois, avec ses pics de douleur et ses accalmies. Et ce qui m'a le plus marquée, c'est de voir que, quelle que soit l'horreur de sa maladie ou de celle des autres, le monde continue de tourner et qu'on sera tous oubliés. Espoir, bonsoir ! Je suis donc un peu déçue de ne pas m'être roulée par terre en chialant toutes les larmes de mon corps avec Nos étoiles contraires, mais je ne baisse pour autant pas les bras en ce qui concerne John Green et je referai volontiers un essai avec Qui es-tu Alaska ?, qui me tentait bien plus à l'origine que son best-seller. Alors, espérons que cette fois la lumière de ses étoiles saura me toucher.

Nos étoiles contraires, John Green.
Nathan, 2013, 330 pages.

dimanche 21 juin 2015

Let the Sky Fall, Shannon Messenger : autant en emporte le vent


Personne ne s'explique que Vane Weston ait pu survivre, enfant, à l'ouragan qui a tué ses parents. À son réveil, étendu parmi les débris laissés par le passage de la tempête, il n'avait pas le moindre souvenir de son passé – à l'exception du beau visage d'une fillette ballotée par les vents. Malgré les années qui passent, elle rend de temps en temps visite en rêve au jeune homme, qui s'accroche à l'espoir qu'elle ne soit pas qu'un fantôme. Il ne croit pas si bien dire. L'inconnue, Audra, est un être de chair et de sang, mais elle n'a rien d'humain. C'est une sylphe, une créature liée au vent, qu'elle sait manipuler pour voler dans les airs, transmettre des messages ou livrer bataille. Sa mission ? Le protéger. Malheureusement, l'histoire se répète : une maladresse et Audra révèle à leur pire ennemi l'existence de Vane…

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Let the Sky Fall. BIM ! C'est pas un titre qui claque sa mère ? Ça sonne un peu comme un James Bond, je trouve. Bon, sauf que ça n'a rien à voir, mais j'avais juste envie de le dire. Franchement, ce premier tome de la nouvelle trilogie young adult de Shannon Messenger, la talentueuse auteure des Gardiens des Cités Perdues, c'est peu dire qu'on l'attendait de pied ferme. Je sais pas vous, mais moi, quand j'ai vu que Lumen allait le traduire, j'ai carrément sauté au plafond. L'histoire promettait d'être vraiment originale, et si la couverture américaine envoyait du rêve, que dire de celle concoctée pour l'édition française ? Moins estampillée « romance », nettement plus dynamique et inquiétante, elle trahit parfaitement la tension qui grésille tout au long de cette première aventure. (Il faut dire qu'en choisissant Mélanie Delon, Lumen me prend un peu par les sentiments.) Alors, sortez vos K-Way, une tempête se prépare à l'horizon. Et ça va déménager sévère.

Commençons par le meilleur : l'originalité de Let the Sky Fall. Parce qu'avouons-le, c'est un sacré souffle de fraîcheur, dans une production qui tend de plus à plus à l'uniformité. Alors, est-ce que le contenu est à la hauteur de la promesse du pitch de départ ? Aucun doute là-dessus : il l'est. Loin de l'Atlantide et des elfes des Gardiens des Cités Perdues, Shannon Messenger nous fait cette fois virevolter au gré du vent. Ou plutôt, devrais-je dire : des vents. Car c'est bien l'air qui se trouve au cœur de ce nouvel univers, avec les quatre vents issus des quatre points cardinaux qui possèdent chacun son caractère bien à lui — doux et chaleureux pour celui du sud, froid et belliqueux pour celui du nord. Et pour les sylphes, ces êtres à l'apparence humaine qui se révèlent des élémentaires de l'air, les vents se modulent, s'apprivoisent, se contrôlent. Ils ont pour noble mission de protéger les hommes (affectueusement appelés les « rampants »), en détournant les ouragans, en apaisant les vents destructeurs. J'ai découvert ce monde des vents avec une fascination croissante, à la fois admirative devant les possibilités infinies qu'offre le vent (comme voler, par exemple), mais aussi la force destructrice de celui-ci. (Je peux vous dire qu'après Let the Sky Fall, je ne faisais pas la maligne quand je sentais une brise me fouetter le visage.) Sauf que bien sûr, quand il y a du pouvoir, il y a toujours un sombre connard qui décide de diriger le monde à sa façon. Et c'est contre lui que notre duo de protagonistes devra lutter, au péril de sa vie.


Justement, parlons un peu de nos deux héros. Vane, d'un côté, jeune homme d'apparence tout à fait normale, qui vit avec ses parents adoptifs dans un trou paumé de Californie du Sud, où l'air est étouffant, irrespirable. Audra, de l'autre, jeune sylphe puissante qui exerce son rôle de gardienne avec une rigidité exemplaire, avec sa tresse serrée réglementaire toujours parfaite et son uniforme impeccable, rongée par une culpabilité secrète et qui a juré de protéger Vane, envers et contre tout. Je les ai adorés, l'un autant que l'autre, et si le côté fanfaron de Vane m'a souvent fait sourire, la rigueur et la blessure profonde d'Audra m'ont profondément touchée. On se doute bien que les deux vont se tourner autour, Vane rêvant d'Audra depuis l'ouragan qui a tué ses parents, et si le jeu de chat et de la souris qui se met en place est parfois un tantinet énervant (parce qu'on veut qu'ils se la roulent, cette pelle, bon Dieu !), leur relation est étonnamment belle, respectueuse, profonde. Le duo formé par Vane et Audra se révèle donc d'une grande force et porte magnifiquement le roman, chacun à sa manière. En effet, Shannon Messenger use d'une narration alternée, qui nous livre le point de vue des deux personnages. Et cerise sur le gâteau, le petit personnage de Gavin, l'oiseau d'Audra, celui qui est à l'origine de tout et ce petit coquin qui aime s'acharner sur le pauvre Vane, m'a fait craquer. Décidément, je craque toujours pour les animaux laissés pour compte (comme Pogg dans Witch Song, ô mon Pogg d'amour !).

Côté action, les effets spéciaux en mettent plein les mirettes, et on en redemande ! La grosse baston ayant lieu à la toute fin de l'ouvrage, on pourrait croire qu'il ne se passe pas grand-chose dans le reste de ce pavé assez épais. En effet, après la découverte de Vane à propos de sa nature de sylphe, la majeure partie du récit est consacrée à son entraînement par Audra. Mais pas une seconde, je ne me suis ennuyée. Parce qu'entre les flashbacks, les révélations, les retournements, le danger qui se précise de plus en plus et cette course contre la montre (ou plutôt, contre l'arrivée imminente des Foudroyeurs), c'est bourré de tension. Et il n'y a pas une seule accalmie.
Bref, avec Let the Sky Fall, Shannon Messenger nous ballote comme un vent furieux de la première à la dernière ligne, nous balance des tas d'émotions à la figure comme les débris projetés par une tornade, et nous laisse hagard, à la fin. Parce que cette fin — aaaargh ! — je ne m'y attendais pas ! Mais j'ai surtout envie de me jeter dans le tumulte de la suite, Let the Storm Break, qui n'annonce pas une joyeuse brise légère… Ça va encore péter sévère. Et je me fais une joie d'être de nouveau dans la tempête.

Let the Sky Fall, Shannon Messenger.
Lumen, 2015, 501 pages.

mardi 16 juin 2015

Mai 2015 ~ on rembobine

Oh làlàlà, les poulets, le mois de mai a filé à une vitesse supersonique ! Mais où file donc la vie ? Du coup, voilà qu'on se retrouve avec le bilan de mai alors qu'on est… mi-juin. NORMAL, me direz-vous. Mais il se passe tellement de trucs que je suis un peu (beaucoup) à la ramasse ces derniers temps. Même que j'ai plus le temps de faire mon tour des blogs chouchous. Misère ! Allez, on papote pas plus et on s'y met !

Petit bilan lecture du mois de mai 2015 avec un total de 5 livres.
Un petit clic sur les couvertures vous emmènera vers les chroniques correspondantes (magique !). 

J'ai kiffé ma mère

    

Deux coups de cœur ce mois-ci avec une relecture du poilant Journal intime de Georgia Nicolson de Louise Rennison (ça fait du bien au moral !) et la découverte du magnifique Lucy in the Sky de Pete Fromm.

J'ai adoré


Une petite merveille que cette Tornade de Jennifer Brown, qui m'a retournée comme une chaussette et m'a fait ressentir mille émotions. Je n'ai qu'une hâte : découvrir Hate List de la même auteure !

J'ai été déçue

    

Deux déceptions ce mois avec La Nouvelle Vie d'April-May d'Edyth Bulbring, dont l'héroïne m'a donné de l'urticaire tant elle est insupportable, et Nos étoiles contraires de John Green, eh oui, le fameux ! Ben, il m'a laissée de marbre. Sans cœur que je suis. Chronique pas gentille à venir.

Les autres livres chroniqués sur le blog

    

Arrivée livresque, bonjour !




Un petit +13 dans la PAL. Mouais. 7 livres achetés. Au lieu des 3 réglementaires. 1 livre offert par mon bien-aimé. 5 bouquins ramenés du boulot. C'est pas gagné.

Les autres articles sur le blog.



Des tags en veux-tu en voilà ! Mai, c'était le mois du tag !
Tag : Liebster Award (double ration)



Et bien sûr, c'était le mois des Imaginales, qui se sont tenues le dernier week-end de mai ! Au menu, deux comptes-rendus fleuves, totalement débiles et déjantés :




Et merde, j'ai foiré mon challenge 3 achats par mois, cette fois… La faute à la librairie L'Usage du monde, où j'ai craqué pour 4 bouquins (challenge déjà explosé en une fois donc), qui n'étaient pas du tout prévus. Puis petit craquage aux Imaginales avec 3 livres achetés. Mais je suis restée sage, hein ?



✦ Lost River

Celui-là, je ne voulais pas le laisser filer. Et j'ai eu raison. Si le bien-aimé a été moyennement emballé, j'ai été pour ma part envoûtée. Esthétiquement, c'est magnifique. Ryan Gosling a fait un boulot de fou furieux et le résultat est à tomber par terre. Les plans, les couleurs, les contrastes d'ombre et de lumière… C'est très, très beau. Après, le rythme est très, très lent, et on sent l'influence de Refn (notamment d'Only God Forgives, d'une extrêêêême lenteur et surtout d'une extrême violence) et, à mes yeux, d'un soupçon de David Lynch, dans le côté hypnotique. En parlant de ça, la bande-son est enivrante à souhait. Et les acteurs sont excellents. Matt Smith m'a fait flipper à en faire pipi dans ma culotte, avec sa tête de dingue. C'est glauque, c'est sale, mais c'est aussi poétique et mélancolique. Et rien que pour Detroit et ses paysages uniques, ça vaut le détour. Bref, thumbs up Ryan !


✦ Girls Only

J'avais envie d'un truc girly. Miracle, Girls Only est arrivé, avec une affiche rose et le mot girl dedans ! What else, j'ai envie de vous dire ? Sauf que déconvenue, bonjour ! Le thème m'appâtait bien, une trentenaire qui retombe en adolescence pour fuir la réalité, ça me parlait. J'imaginais un truc fun, plein d'humour et un peu loufoque. Mais pas du tout. Et c'est bourré de clichéééés ! C'est un truc psychologique à deux sous, avec un peu de philosophie de comptoir et une vague pelleté de feel-good. Les amies de Keira Knightley sont à claquer et même pas drôles, on voit les péripéties arriver à 3 kilomètres (ne parlons même pas de la fin qui est évidente au bout des cinq premières minutes), et le gars dont le personnage de Chloë Moretz est amoureuse, soit-disant le beau gosse du lycée, est juste trop laid. Non, non, non, elle mérite bien mieux. Bref, c'est pas crédible pour un sou et c'est même pas bien fait. Déception !

In-di-spen-sa-ble, bien sûr. Les petites découvertes potteriennes sympathiques du mois.

✦ Deux t-shirts Human (celui-ci et celui-là) qui m'iraient comme un gant, mouhahah (merci à ma chèvre des mers préférée pour le lien) !
✦ Et le super blog BD À Poudlard ! (Merci à Acr0 pour la découverte !)

Parce qu'on est une princesse ou on ne l'est pas. Les petites découvertes royales du mois.

REALLY Tangled - Pocket Princesses
Pour toutes les filles qui galèrent à démêler leurs cheveux. Imaginez le calvaire de Raiponce.
43 Gorgeous Princess Tatoos
Waouh. Ça donnerait presque envie de se faire martyriser sur le billard.
Stunning Disney Character Transformations from Concept Art to Final Frame
Héhé, y en a certains qui s'en sont mieux sortis que d'autres.
Un court-métrage réunissant les princesses Disney ?
POURQUOI ILS NE L'ONT PAS FAIT ? Telle est la question. Trop d'awesomness en un même article.

Les trucs cute qui filent la pêche !

✦ Here’s An Adorable Domesticated Red Fox You Can Follow On Instagram
Moi aussi je veux adopter un renard, bordel.
La veilleuse licorne, pour retomber en enfance chaque nuit
La veilleuse licorne ou l'invention du siècle.


BON. Sachant que le mois de juin est un petit beaucoup entamé, c'est totalement utopique. Mais je suis déjà ballottée par Let the Sky Fall, et j'essaierai au moins de lire Les Stagiaires et Sorcières !, que j'ai eu la chance de recevoir en partenariat !


Vous vous rendez compte qu'on a déjà fait la moitié de l'année ? Ça me semble totalement fou, et je n'ai pas encore vu le mois de mai filer. Mais c'est sûrement parce qu'il a été merveilleux, avec la rencontre avec Pete Fromm, puis les Imaginales, un week-end fabuleux ! J'y ai rencontré des auteurs fantastiques et des blogueuses adorables. Mai a aussi vu l'ouverture du MOOC sur la Fantasy, et si j'ai mis du temps à m'y mettre, ça y est, je suis en plein dedans et c'est passionnant !
Enfin, j'ai eu l'immense honneur de remporter le Bookish Award du blog à la plus belle plume, organisé par Echos de Mots ! Que de joie et de bonheur ! Et pour couronner le tout, la page Facebook a dépassé les 400 abonnés, champagne ! J'en profite du coup pour vous remercier pour votre intérêt, votre fidélité, et votre patience, parce que je sais que mes articles sont trèèès longs et parfois décourageants. Alors, merci de ne pas demander le divorce !
Le mois de juin est déjà bien entamé, et côté lectures, ce n'est pas ça… Deux déceptions en mai, une lecture mitigée et une autre déception en ce début de mois… Je crois que je suis un peu en panne de lecture, dommage ! Ce sera en tout cas un autre petit mois, car je fais mille milliards de choses, j'ai des nuées de projets qui me viennent en tête en ce moment, des envies de séries, de jeux vidéo, de sorties et de balades… Bref, j'ai envie de profiter des beaux jours qui reviennent et je trépigne à l'idée d'être bientôt en vacances.

J'espère que votre mois de mai a été prolifique et profitez bien de ce mois de juin !